Vert désir

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mercredi 3 février 2010

Et si on habitait dans un bureau ?


Les problèmes de logement et ses dérives ont été débattus ce mercredi 3 février lors de la Commission Aménagement du territoire au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale que je préside. Incroyable mais vrai : alors que Bruxelles manque cruellement de logement, 1 million de m² de bureaux sont vides ! Plus inquiétant, on continue malgré tout à octroyer des permis de construction pour mettre en place de nouvelles zones de bureau…



On est face à des données contradictoires, comme l’explique Ecolo au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. « Le taux de vacance des bureaux est très haut tandis qu’on observe une extrême carence pour le logement. Et cela ne va pas s’améliorer avec l’augmentation démographique ! ». Les propositions de construction de nouveaux bureaux perdurent. Mais les demandes en matière de bureaux diminuent…

Ces paradoxes produisent deux risques. D’une part, on peut assister à un effet de translation. Les bureaux déménagent vers un nouvel emplacement et laissent vacants des espaces dont la réaffectation en logement est souvent impossible. Sans oublier que ces espaces abandonnés sont souvent difficilement accessibles en transport public et peu performant en matière d’énergie. D’autre part, la lenteur de la mise en place des projets pose problème. La planification de construction de bureaux se fait très longtemps à l’avance. Et les espaces vacants ne sont parfois pas agréables pour les habitants du quartier concerné.

Face à ces écueils, l’idée d’un moratoire émerge. Mais le FDF, ne l’entend pas de cette oreille. « On assiste aujourd’hui à une diminution du m² par travailleur. » La reconversion des bureaux en logement n’est pas toujours possible et est souvent coûteuse. Le FDF estime que l’intervention du législatif n’est pas toujours nécessaire pour construire. Des solutions plus souples pourraient être trouvées : polyvalence des immeubles, travailler sur le PRDD, développer les transports,… « Le marché n’est pas idiot. Cela se régulera aussi de soi-même. »

Le Ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de l’Aménagement du territoire explique que cette situation découle d’un débat et d’une ligne directrice du Plan Régional de Développement datant des années 90. Aujourd’hui, lorsqu’on fait l’examen de la situation immobilière, on doit tenir compte de la crise. Un nouveau Plan Régional de Développement est d’ailleurs en cours. L’Observatoire des Bureaux constate que les demandes pour des superficies destinées à des bureaux sont très réduites. En effet, les 68 000 m² demandés en 2007 sont passés à 48 000 en 2008.

Sans négliger le fait qu’il existe des effets de retard : en 2010 et 2011 quelques 430 000 m² de bureaux sont attendus suite à la délivrance de permis les années précédentes. Mais depuis 3 ans, on assiste à un réel ralentissement.

Malgré ce ralentissement, il faut réfléchir à quelle forme donnée à un moratoire, selon Charles Picqué. Ce moratoire pose néanmoins question : même si celui-ci est ciblé il est nécessaire de faire attention aux législations européennes en termes de concurrence. Quels vont être les critères sur lesquels se basera le moratoire ? Sur base des m², de la vacance, des transports publics, de la durée ? Il est certain qu’à ce stade-ci il faut mettre un dispositif en œuvre tout en ciblant les mesures. Les zones de bureaux devraient être mieux desservies par les transports publics afin que cela puisse aussi être mélangé avec des logements. L’accessibilité est essentielle !

Il faut donc intégrer les carences en infrastructures publiques quand un dossier est examiné. Tenir compte des transports publics en un premier temps et de l’utilité en termes de marché en un deuxième temps. D’autres outils peuvent aussi être mis en place tels que la fiscalité différenciée. Si un espace destiné à des bureaux est vide, le propriétaire devra payer un impôt supplémentaire. Tandis que s’il décide de reconvertir cet espace en logement, une diminution d’impôt sera effectuée. Effectivement, l’idéal est que la réglementation pousse à la reconversion.

Un moratoire généralisé peut s’avérer dangereux, tout comme le fait de ne rien faire… Il faut donc nuancer le cadre en précisant les critères du moratoire. Le débat est loin d’être clos !

lundi 1 février 2010

Agrocarburants en Colombie. Au profit de qui ?


Jeudi 28 janvier, nous avons organisé au Parlement bruxellois, une réunion d’information sur l’expansion des cultures pour la production d’agrocarburants en Colombie. Nous avons discuté avec divers interlocuteurs, tels que la Coordination Belge pour la Colombie, le Grupo Semilla, Oxfam, le CNCD, de ces palmiers à huile et de ces cannes à sucre qui posent problème. En effet, des questions se posent quant aux impacts de ces cultures « dites vertes » sur l’environnement, les droits humains et la souveraineté alimentaire.



Ces agrocarburants ont été pensés comme une alternative au pétrole. Cependant, nous prenons de plus en plus conscience de ses effets néfastes ! Ceux-ci ont largement été constatés par une mission effectuée sur place en juillet 2009. Ce groupe, composé d’une quarantaine de personnes issues de divers pays européens, a voyagé dans une Colombie ravagée par un conflit et au prise d’une crise humanitaire.

Le déplacement de 2 à 3 millions de Colombiens est l’une des expressions les plus dramatiques du conflit. Il n’existe aucune disposition afin de rendre ces terres mobilisées par les paramilitaires. Par ailleurs, on peut constater un des plus haut taux de concentration de terre en Amérique Latine. Les grandes terres sont aux mains des industries d’agrocarburants ! Celles-ci sont subventionnées par le gouvernement avec pour excuse la création d’emploi. Néanmoins, des lois apparaissent visant la flexibilisation du travail. On sous-traite l’emploi à travers des collectifs, appelés coopératives. Ce système de contractualisation, via un intermédiaire de travail, ne prévoit pas d’organisation syndicale ou de négociation sociale. Le travailleur reçoit la moitié du salaire perçu par celui qui est employé directement. Or ils sont 90% à être engagés via les coopératives… La réponse du gouvernement ne fait pas un pli : adaptation aux traités de libre-échange.

Stéphane Compère, du CNCD, nous a décrit les impacts observés suite à ces monocultures qui nécessitent à la base un grand investissement. D’un point de vue environnemental, toute une série d’effets sont à déplorer : déforestation, problème de biodiversité, pollution, érosion des sols,… Les communautés indigènes luttent pour récupérer leurs terres. Mais les avancées judiciaires sont quasi nulles. Leur souveraineté alimentaire est de plus en plus menacée. Tandis que les migrations ainsi que les conditions de travail vécues affectent la cellule familiale. Effectivement, des mesures législatives sont mises en place, dont des crédits par exemple, de manière à aider la production d’agrocarburants.

Le gouvernement colombien promeut l’utilisation des champs dans une vision internationale du travail en Colombie, comme nous l’expliquait Paula Alvarez del Grupo Semilla. Des normes sont mises en place pour y parvenir. On retrouve notamment des subventions, comme évoqué précédemment, mais aussi l’obligation pour la population d’utiliser un mélange d’éthanol et d’essence. Cet éthanol occupe actuellement 220 000 hectares de terres. Le phénomène de concentration des cultures est lié à un problème de propriété. Il n’est pas négligeable de rappeler que 5 millions d’hectares de terres ont été expropriées pour en faire des cultures d’agrocarburants. Celles-ci ont un lien direct avec les conflits colombiens essentiellement basés sur des soucis au sujet de la notion de propriété.

On peut, dès lors, se demander qui s’approprie de manière violente ces terres extrêmement fertiles ? Selon le gouvernement colombien, 18 millions d’hectares sont disponibles pour les agrocarburants et cela n’affectera en aucun cas les cultures alimentaires. Mais nous ne pouvons pas ignorer la structure monopolistique colombienne. 3/5 des marques d’éthanol sont détenues par la même famille. Des subventions pour la culture alimentaire lui ont été octroyées.

Les cultures alimentaires sont abandonnées pour des agrocarburants. En 2009, plus de 9 millions d’aliments ont été importés. Troublant pour un pays qui se plaçait comme exportateur alimentaire de premier ordre ! Aujourd’hui, 41% des Colombiens sont dans une insécurité alimentaire.

Et si tout cela servait à une planète plus verte ? Tout le paradoxe se trouve ici : ce n’est pas le cas ! Les agrocarburants demandent une forte consommation d’énergies afin d’être cultivés. Les machines, fertilisants, insecticides et autres sont alimentés avec du pétrole. L’énergie verte est de ce fait produite sur la déforestation… Il est temps de réviser très longuement les normes prises en Europe.

D’un point de vue législatif

Un des moyens d’amener le gouvernement colombien à mettre en application les traités internationaux qu’il a signé est, par exemple, de refuser la ratification de l’accord de protection réciproque des investissements tant que des mécanismes de mise en œuvre et de contrôle des normes sociales et environnementales n’y seront pas effectivement prévus. Cet accord a été signé par la Colombie et la Belgique en février 2009 dans le cadre de l’Union économique Belgo-Luxembourgeoise (mais non encore ratifié par les parlements nationaux et fédéraux). Celui-ci, tout comme le traité de libre échange en discussion entre l’UE et la Colombie, omet les clauses usuelles relatives au respect des droits humains et du travail. Aucune étude préalable n’a été menée pour permettre aux parties d’évaluer les impacts possibles dérivant de tels accords.

mardi 8 décembre 2009

Une piste d’athlétisme et un terrain de football rénovés pour de près de 3 millions d’euros ! Il faut une vision d’ensemble sur les travaux, la gestion et le futur du stade Roi Baudouin



Lors de la séance du Conseil Communal de ce 7 décembre 2009 le Collège proposait une nouvelle dépense pour la réfection de la piste d'athlétisme du stade du Heysel. Or déjà en octobre 2008, le conseil communal de la Ville de Bruxelles approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 eur pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Un an plus tard, 677.000 euros s’y sont ajoutés pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes internationales.. Vu les projets qui entourent l’avenir du stade, Ecolo s’interroge sur l’utilité de cette dépense et demande une vision d’ensemble sur les travaux et la gestion du stade Roi Baudouin.
Le 6 octobre 2008 le conseil communal de la Ville approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 euros pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Ce lundi 7 décembre, un coût supplémentaire de l’ordre de 677.068 euros doit être approuvé pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes de l’IAAF (l’association mondiale d’athlétisme).
Si Ecolo Bruxelles soutient la tenue d’événements sportifs internationaux majeurs au stade Roi Baudouin (Mémorial Van Damme notamment), je m’interroge sur la nécessité d’une telle dépense alors que l’avenir même du stade est incertain (projets de nouveaux sites).
Ecolo demande donc à la Ville la vision d’ensemble sur les travaux mais aussi la transparence totale sur la gestion et le devenir du stade Roi Baudouin. Pour moi, il serait enfin utile d’avoir un aperçu complet de l’utilisation du stade et son coût annuel pour les bruxellois en ces temps d’incertitudes budgétaires.

samedi 28 novembre 2009

PLAISIRS D’HIVER…MAIS PAS TOUJOURS POUR LES RIVERAINS

Une de mes questions lors du Conseil Communal du 23 novembre portait sur un sujet sur lequel j’ai déjà eu l’occasion d’aborder, la réduction des désagréments provoqués par « Plaisirs d’Hiver » pour les habitants du Centre et pour la circulation des transports publics. La réponse fut positive : des précisions m’ont été données sur la zone de stationnement réservée aux riverains et sur la campagne de communication sensée inciter les visiteurs à utiliser davantage les transports publics pour se rendre à « Plaisirs d’Hiver ». Pour autant, à retenir peu de réponses concrètes dans les mesures de dissuasion pour les gens venant dans le centre-ville en voiture. Le Collège retient toutefois une idée que j’ai défendue, au nom du groupe Ecolo ; à savoir l’idée d’un « ticket conjoint » parking et métro à la station Arts-Loi. Cela éviterait à des nombreux visiteurs de rentrer dans le centre en voiture, et partant de là limiterait les nuisances. Malheureusement cette mesure ne pourrait rentrer en vigueur que l’année prochaine. Pour l’amélioration de la circulation des bus pas d’action réelle en vue non plus. Pourtant cela coûte cher à la Stib et fait perdre leur temps aux usagers. Enfin des instructions auraient été données, dès cette année cette fois, à la Police pour lutter contre le stationnement sauvage qui met en danger les piétons et cyclistes. « Plaisirs d’Hiver » doit être la fête pour tous…
J’ai également interrogé l’Echevine en charge du site internet de la Ville, Karine Lalieux. Ma question a porté sur l’information des habitants via ce site en ce qui concerne les débats du Conseil Communal : les échevins rendent compte de leur travail en répondant aux questions des conseillers communaux. Dans d’autres villes ou au Parlement fédéral et au Parlement régional, on dispose très facilement de ces informations. Toutefois la réponse de l’Echevine a été positive : elle nous a annoncé que très bientôt des informations sur les conseillers communaux (adresse e-mail par exemple) se retrouveront sur le site. Ce sera également le cas pour le compte-rendu des débats (avec l’ensemble des questions et des réponses). Je me suis permise tout de même de suggérer que les délais pour obtenir les comptes-rendus des débats, soient limités à 8 ou 15 jours pour garder l’intérêt de l’actualité politique, mais là-dessus le Collège n’a pas pris de réel engagement. D’autre points ont évidement été abordés. La place me manque pour les détailler ici. A cette fin l’ordre du jour du Conseil Communal peut être consulté sur le site de la Ville.
Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition

mercredi 14 octobre 2009

Bruxelles a le plus beau parking du monde !



Le Parc de Bruxelles, compte parmi les plus renommés sinon le plus renommé des parcs de la région. Il faut dire que peu de parcs bruxellois rassemblent comme lui autant de qualités paysagères et environnementales, et de qualités patrimoniales et historiques. Car ce parc ne constitue pas uniquement la plus vaste poche de verdure du Pentagone, il constitue aussi un lieu d’art et d’histoire sans pareils à Bruxelles.
La gestion de ce parc est à la charge de la Ville de Bruxelles depuis le début du 19ème siècle. Aujourd’hui, cette gestion (gardiennage et entretien pour l’essentiel) est encadrée par une convention passée entre le Fédéral, la Région et la Ville, qui stipule les obligations de chaque partie. Très dégradé au début des années 1990, le parc a fait l’objet d’une campagne de restauration active dans le cadre de Beliris achevée en 2001 : arbres malades abattus et arbres replantés, bosquets revivifiés, chemins retracés, mobilier rajeuni...
Cette reprise en main énergique du parc date donc de moins de 10 ans. Force est d’avouer qu’à s’y promener aujourd’hui on peine à croire que cela date de si peu de temps. Ce qui selon son statut devrait constituer une vitrine de Bruxelles oscille aujourd’hui entre dégradations multiples, concentration de détritus, infractions en tous genres, atteintes au patrimoine (vitres cassées des pavillons d’entrée...), et même emplacements de parking...
En effet, la couleur des bancs qu’on trouve dans le parc est souvent plus celle de tags que celle de leur peinture d’origine. Des tags persistants touchent pareillement statues, murets, panneaux et autres mobiliers urbains. Je m'interroge sur la méthode utilisée aujourd’hui par la Ville pour l’entretien quotidien du mobilier urbain, et la protection du patrimoine du parc. La situation est devenue à ce point calamiteuse qu’il semble aujourd’hui nécessaire de lancer une nouvelle grande opération de restauration, et de changer en profondeur les méthodes d’entretien quotidien.
Le parc a été transformé en parking à ciel ouvert pour les camions du service des espaces verts de la Ville, côté rue Ducale. Un espace a été aménagé à cet effet, et cela sans permis ni autorisation aucune. Cela constitue une preuve de la négligence dans la gestion de ce parc classé. En ce qui me concerne je considère qu'une autre solution doit être trouvée pour le stationnement des camions du service, plus conforme à la préservation des espaces verts et du patrimoine historique de Bruxelles.
La gestion des massifs de plantations en talus pose également question partout de la terre nue entre les pieds des maigres buissons. Conséquences: la terre est lessivée par la pluie et se répand dans les allées, les plantations souffrent de la sécheresse, les racines des arbres se dénudent, l'aspect des massifs est triste, le moindre déchet est immédiatement visible. Pourtant, cette méthode d'aménagement des massifs n'est plus utilisée dans les autres parcs de Bruxelles, notamment ceux gérés par la Région, qu'ils soient classés ou non. Depuis longtemps on préfère utiliser dans les massifs de plantations des plantes couvre-sol (comme des lierres par exemple), qui stabilisent les terres et donnent aux parcs un aspect verdoyant toute l'année, en même temps qu'ils offre un refuge à la faune.
Ces nombreux éléments épars sont assez édifiants. J’aurais pu même en présenter d’autres. La situation en tout cas ne peut plus continuer ainsi. Tant pour l’image de Bruxelles, que pour la verdurisation du Pentagone, la sauvegarde du patrimoine, le respect d’un site historique capital,
ou la cohérence d’un ensemble urbain d’exception, la Ville de Bruxelles doit agir.

vendredi 25 septembre 2009

Bruxelles ma priorité


Il y a 20 ans, le 18 juin 1989 j'ai été élue pour la première fois. Militante Ecolo depuis 1982, la question de l'émergence d'une véritable politique urbaine a été une des motivations les plus imposantes pour m'engager en politique à ce moment-là.
Depuis j'ai eu l'occasion d'être élue au niveau fédéral. Avoir une vue d'ensemble de la Belgique et pouvoir m'occuper des compétences telles que la politique d'immigration ou la justice est une expérience personnelle et politique très riche. C'est là que l'on mesure la complexité de la société belge et l'ingéniosité du système politique pour faire marcher le pays. Mais aussi où l'on mesure l'ampleur des évolutions divergentes de la société du nord et du sud. Ayant fait un incursion, qui a sans doute le plus changé ma vision politique, comme représentante belge et Ecolo à la Convention européenne, je peux dire que j'ai quelque part fait le tour de la question et je suis infiniment consciente de la chance que cela représente pour quelqu'un qui a immigré de son pays d'origine.
Chaque niveau de pouvoir a sa raison d'être et comme je suis à la fois une généraliste et une passionnée, j'ai la chance d'avoir beaucoup appréciée chacune des étapes de mon engagement politique. Celui-ci fait d'ailleurs partie de ma vie quotidienne.
Aujourd'hui en parfaite intelligence avec J ean-Michel Javaux et Isabelle Durant, je quitte le Sénat et la Communauté française pour siéger au Parlement Régional Bruxellois.
Il s'agit pour Ecolo et pour moi de donner priorité aux compétences liées à la ville: urbanisme, logement, mobilité, environnement et de poursuivre le redressement d'Ecolo Bruxelles-Ville depuis le désastre de 2006. Avec les militants et les autres mandataires locaux, nous avons commencé ce travail et aux élections de 2009 nous voyons qu'il commence à porter ses fruits et qu'Ecolo redevient 3ème parti à la Ville. C'est encourageant et nos efforts vont se poursuivre dans ce sens.
La Région et la Commune seront ainsi mes deux lieux d'investissement prioritaires.

mardi 14 juillet 2009

Bruxelles sur la voie de "l’Alliance Emploi Environnement"


Les négociateurs de l’Olivier ont accouché dimanche soir d’un accord politique. Ce document est disponible sur le site d’ECOLO. L’accord a ceci d’intéressant qu’il lie les trois mêmes formations politiques (ECOLO, PS et CDH) aux niveaux wallon, bruxellois et communautaire (Communauté française). Pour la Communauté française cela évite (une fois encore) la catastrophe budgétaire. Pour Bruxelles c’est l’opportunité de se doter de politiques plus adaptées, par exemple au niveau de l’enseignement. Suite à un engagement de l’Olivier sur la réduction du nombre de ministres il est très probable qu’ECOLO soit représenté à la Communauté française par un ministre wallon et un ministre bruxellois. Cela constituerait encore un gage de cohérence et de bonne adaptation des politiques aux différentes réalités régionales. Ceci tout en préservant la dimension communautaire importante.
L’accord bruxellois présente des aspects vraiment innovants. Par exemple ce lien fort « Alliance Emploi Environnement » qui parie sur l’environnement et le développement durable pour soutenir l’emploi. Le secteur de la construction et de la rénovation devrait particulièrement profiter de cette politique, avec entre autres la volonté forte de développer des filières de formation adéquates. Pour ce qui est de la performance énergétique des bâtiments le souhait de poursuivre et d’approfondir ce qui a été entamé durant la dernière législature est assez évident mais ceci de manière beaucoup plus ambitieuse. Chapeau !
Beaucoup de questions par contre en matière de mobilité et de projet urbain.
Le PDI est confirmé, et le PRAS serait modifié avant l’adoption du prochain Plan régional de développement durable (ancien PRD). La « révolution copernicienne » de l’environnement risque d'être moins perceptible.
Ensuite les risques pourraient exister de voir dépérir les noyaux commerciaux centraux si des actions politiques fortes ne sont pas menées. On les attend vivement. Par ailleurs la question des hôtels est peu abordée, dans un contexte où pourtant les demandes de permis se multiplient et que le secteur accuse la crise. Il faudra là aussi préciser ce qu’il en est.
La question de l’aménagement de l’espace public est aussi lacunaire. La hiérarchie et la priorité donnée à la marche, au vélo et aux transports de surface devront faire l’objet de plus amples précisions. A ce propos, la STIB doit entendre (et cela se retrouve bien dans l’accord) que le réseau qu’elle propose aux Bruxellois ne les satisfait pas. Multiplier les correspondances et accroître les temps de parcours ne constituent pas des solutions.
La place du vélo fait débat, il me semble important de lui consacrer une priorité, chaque aménagement nouveau devant proposer une place réelle dans les rues et avenues, protégée de préférence.
Demain auront lieu les assemblées générales d’ECOLO. Elles marqueront l’accord à la participation aux nouvelles majorités régionales et communautaires. Ces majorités seront véritablement les premières en Belgique à prendre en compte et à s’attaquer aux défis climatiques et environnementaux ! Enfin, c’est ce que les engagements de l’Olivier m’inspirent. Et vous ?

mercredi 17 juin 2009

Les défis de Bruxelles



L'avenir de Bruxelles Ville/Région est un des défis principaux de la prochaine législature régionale.
Cet avenir se situe dans un contexte budgétaire difficile: L'étroitesse des moyens disponibles de la Région par rapport à ses missions ainsi qu’un budget fédéral ne pouvant répondre positivement à toutes les demandes. La crise financière est déjà passée par là et la crise économique va peser lourd avec une augmentation du coût du chômage comme conséquence, nous devons en être très conscients.
La Ville/Région devra gérer les montants dont elle disposera avec beaucoup d'attention, notamment en matière d'infrastructure.

En ce qui concerne la mobilité, cette marge de manœuvre limitée constitue peut-être un vecteur de réflexion pour un service adapté à la densité des quartiers concernés (et donc au nombre de voyageurs potentiels) et pour une offre de services plus large et moins chère, en soirée et pendant les week-ends avec des fréquences « urbaines » de 5 à 10 minutes d'attente (contre 15 ou 20 sur certaines lignes aujourd'hui). Les Villes européennes à l'avant garde réfléchissent les aménagements de la ville à l'occasion de redéploiements de nouvelles lignes de trams ou de couloirs de bus. A Bruxelles, le débat devrait porter, avec la participation des habitants, sur une ligne de tram allant vers le nord de Bruxelles-Ville où sont développés de nouveaux logements dans des quartiers déjà enclavés. En attendant, l'amélioration du bus 47 devrait constituer une priorité. (lien vers états généraux de bruxelles)

Dans un autre domaine, celui du PDI, l'occasion est donnée à Bruxelles d’endosser simultanément les rôles de Capitale Européenne et de Ville/Région pour créer un modèle dans le domaine de la réduction d'émissions de CO2 et dans celui d’une économie urbaine adaptée aux besoins de la ville. D'abord en donnant la priorité aux aménagements. Ensuite en proposant de véritables projets d'utilité collective: comme une mixité logement/bureaux/ équipements dans le quartier « européen », avec la récupération par la Région d'une partie de la plus-value réalisée par les promoteurs de manière à dégager des moyens pour les politiques de transport ou d'équipements publics. Une réflexion aussi sur le transport de marchandises et la possibilité réelle d'imaginer pour celui-ci la création d’un pôle combinant la voie d'eau, le train et la route. La rénovation du Stade du Heysel et l'abandon des projets spéculatifs de la Ville sur ce plateau ainsi que la réflexion sur l'amélioration des équipements existant sur le Plateau.

La ville compacte et mixte peut se développer et offrir plus de possibilités de logement et de travail, en devenant un pôle d'attractivité important pour sa périphérie tout en évitant l'étalement urbain. Il ne faut donc pas tomber dans le piège de la co-gestion des matières importantes par les autres régions ou par les communes entourant Bruxelles. En définissant clairement nos objectifs et notre modèle de développement durable Bruxelles dévient une Ville/Région où la participation des habitants et des autres usagers de la ville peut devenir un moteur de changement et d'amélioration.

mercredi 10 juin 2009

«Progression importante d’Ecolo à Bruxelles»




Ambiance des grands soirs ce dimanche à la Tentation, lieu de rassemblement d’Ecolo après les élections. Tous les amis y sont passés, ceux qui avaient soutenu la campagne, ceux qui avaient envie de connaître les résultats en direct pour partager l'instant et ainsi laisser derrière les années «noires» de 2003 et 2004.
Enfin la présence d’Ecolo sur l’échiquier politique se confirme à 18,7%.

Personnellement j’ai savouré cette élection. La dernière à laquelle j’avais pris part, en 2006, m’avait laissé un goût de trop peu en particulier sur la Ville de Bruxelles où le résultat d’Ecolo était bien en dessous de la moyenne. Sur le canton de Bruxelles, Ecolo passe de 6.9 à 15.1% devenant le troisième parti devant le CDH (13.1% pour 9.5 en 2004).
Le PS accuse une forte perte et passe de 30 à 26.4% et le MR perd également des points en passant de 24% à 21.1%.
Il s’agit là d’un résultat très encourageant pour notre équipe locale.

Le résultat en termes de voix de préférence est aussi parlant. Les échevins PS et CDH ont multiplié les inaugurations et les évènements avant les élections (logements, maison de l’emploi, centre Tic et j’en passe). Ils ont placardé la Ville d’affiches, parfois au détriment de l’espace public et cependant le résultat n’est pas celui attendu. Seul l’échevin Mampaka, député sortant ayant reçu un mauvais bulletin de la presse pour son manque de travail au Parlement Régional, se retrouve dans les 27 premiers classés.

L’équipe Ecolo de la Ville fait des scores très positifs: Arnaud Pinxteren est élu avec 2050 voix, Zoubida Jellab réalise 1160, Djibril Touré 975 et moi-même 4685 ce qui me place dans les 27 meilleurs résultats de la Région. C’est réellement un encouragement! (http://elections.lesoir.be/elections-2009/static/673-p.html)

Les discussions pour la mise en en place d’une coalition se poursuivront dans les semaines à venir. L’enjeu pour Ecolo est grand, il faut suivre le message de l’électeur qui c’est exprimé en faveur d’une meilleure gouvernance et d’une réponse par la solidarité, à la crise sociale, économique et environnementale via la mise en œuvre d’un « green deal » (programme d’investissement et d’économie tournés vers les secteurs « verts », voir www.ecolo.be). Ces exigences devront trouver la meilleure traduction au niveau d’une coalition. De toute évidence à Bruxelles, deux partis de l’Olivier ont été renforcés par l’électeur, ECOLO (avec plus de 10%) et le CDH. C’est également un signal.

Au niveau local nous devrons poursuivre notre travail d’opposition «constructive» avec des projets tels que la mise en Zone 30 du Pentagone, un programme de circulation vélo, un urbanisme participatif et créateur de ville durable, une politique des espaces verts «écologiques», une réelle politique d’emploi et une école de qualité pour tous, c’est une question majeure de la solidarité .
Tel est notre engagement pour le futur.

mercredi 3 juin 2009

Dernière ligne droite avant le 7 juin



La fin de la campagne est bien différente de son début.
En effet, les sondages affolent les partis traditionnels qui semblent avoir trouvé un «filon» et ne cessent plus la désinformation à propos du programme d'Ecolo.

Malgré les idées qui circulent, les coalitions en place avec participation d'Ecolo (législature «arc-en-ciel» et législature régionale «olivier» ) ont réduit l'impôt et les «écotaxes» n'ont en réalité jamais été appliquées. Ecolo a appris une leçon.

Les propositions que nous faisons ont toujours un double objectif; Rendre les comportements «verts» plus accessibles et lutter contre la fracture sociale. Pour les 3 partis traditionnels l'évocation même des moyens de l'action publique est devenu «tabou» . Les plus forts sont les gens du CDH qui comptent: instaurer «la gratuité des transports publics», effectuer des investissement «massifs» dans la formation, dans l'enseignement, ainsi que dans le logement.... tout en supprimant nombre de recettes à la Région.

Une forte aspiration au changement habite actuellement nos concitoyens et une prise de conscience importante concernant le réchauffement climatique est également perceptible. Un des enjeux à l'issue de l'élection pourrait bien être la Présidence de la Région! Quelle meilleure garantie de pouvoir amener Bruxelles à devenir une Ville Région + verte et + juste, que celle d'avoir à sa tête Ecolo!? On connaît les qualités de Picqué qui en occupe la tête depuis presque 20 ans, on a aussi pu voir le MR participer à une majorité, sans que cela ait été une expérience très concluante. Les électeurs bruxellois pourront marquer clairement leur préférence dimanche face aux forces en présence.

Nous continuons donc à expliquer, à proposer le programme d'Ecolo, partout où l'occasion se présente. Et samedi prochain on peut se retrouver ensemble place Sainte-Catherine de 15h à 17h pour en discuter ou alors dimanche à partir de 20h à la Tentation ( rue de Laeken) pour ce qui s'annonce d'ores et déjà comme une belle fête.

mercredi 27 mai 2009

En 2009 pour 2019




Les débats électoraux ont changé de ton. Je n’ai pas l’occasion d’en voir beaucoup en direct, campagne oblige, mais j’ai été très frappée par les « ambiances » très différentes entre le huis-clos télévisuel opposant Jean-Michel Javaux à Di Rupo et celui opposant Milquet à Reynders.
Ce dernier ne portait pas la charge de tension du premier et cela malgré le manque d’entente supposé de ces deux présidents.

La tension était extrême dans le premier débat et les attaques de Di Rupo ont parfois été inouïes. Il a reproché, à Jean-Michel, des dérogations internes aux statuts d’Ecolo en faisant la comparaison avec les « problèmes » du PS. Hallucinant ! Le Président du PS ne connaît manifestement pas nos statuts (et on ne lui en voudra pas) dans lesquels les dérogations à certaines règles sont prévues et accordées ou non. Cela n’a rien à voir avec les conflits d’intérêt et le salaire du Ministre Donfut, ni au cumul de fonctions multiples telles que l’on en rencontre chez la grande majorité des élus PS.

Sur la question des taxes aussi on hallucine. Le PS n’est-il pas le parti qui a, à un moment, indiqué qu’il fallait revaloriser la fiscalité comme moyen d’action de la puissance publique? Ecolo propose, avec beaucoup de prudence d’ailleurs, d’orienter certaines dispositions fiscales, en matière immobilière par exemple, pour améliorer l’offre de logements, protéger les propriétaires et surtout garantir aux locataires un droit à un logement décent!

A Bruxelles Ecolo se prépare à assumer le leadership d’un « vrai projet de ville durable ».
C’est indispensable si l’on veut faire face aux défis sociaux et au grand défi du changement climatique. Cela représente une obligation de soutien aux secteurs économiques les plus novateurs en matière environnemental et sera donc créateur de richesse et d’emplois. A condition bien sûr de bien « coupler » la formation des travailleurs et futurs travailleurs, avec ces politiques d’investissement.

Nous avons dix ans pour réussir! Les coûts environnementaux, sociaux, économiques et budgétaires seront énormes si nous ne nous y attelons pas dès aujourd’hui.
C’est Le grand défi et Bruxelles doit le réussir!

mercredi 13 mai 2009

Bruxelles: b-green j-25



La campagne commence, dans un climat positif pour Ecolo et une très grande réceptivité à nos propositions. Mais il faut aussi reconnaître un sentiment d’incompréhension voir de rejet du politique et la récente démission du Ministre Donfut qui s’inscrit dans une suite de désastres ne va encore augmenter ce sentiment.
J’aime assez bien faire campagne, je crois que depuis 1989 j’ai fait toutes les campagnes à l’exception de celle de 2007. Les moyens dont dispose Ecolo, les outils informatiques ont évidement beaucoup évolué depuis ce moment-là, mais reste que ce sont des périodes de contact intense avec les citoyens, de débats et d’échange.
Avec le temps c’est vrai que je trouve plus facile de ne pas entrer dans des oppositions un peu stériles. Le changement que nous devons produire pour modifier notre système économique et faire face aux défis du dérèglement climat nécessiteront des très larges alliances. Mais la conviction forte que l’environnement doit vraiment être intégré dans nos décisions reste toujours un peu théorique chez la majorité de mes collègues d’autres partis.
On commande encore des voitures de service ou des bus au diesel, on n’installe pas de parking vélo systématiquement quand on aménage un nouveau bâtiment, on continue à privilégier la solution des grands travaux pour la relance, des infrastructures directement liées à l’utilisation indispensable de la voiture individuelle, tel les shoppings centers, les bureaux et les tunnels routiers. Alors que dans le même temps des objectifs très ambitieux sont proposés par des villes telles que Copenhague et Londres et que Bruxelles peut devenir plus durable ! Il s’agit d’approfondir ce qui a été fait en matière d’énergie par le Gouvernement à participation Ecolo, en élargissant l’action au logement, à l’économie, à la formation ! C'est là l'enjeu réel de ces élections régionales 20 ans après.

dimanche 26 avril 2009

Bruxelles: b-green


Journée découverte parmi les nombreuses activités organisées à Bruxelles ce dimanche. La première découverte est celle de l'expo "Vivre sans pétrole" ou comment les étudiants en communications présentaient des enjeux tels que la mobilité, les agro carburants, l'économie verte etc. Coup de cœur pour la présentation des enjeux liés à la construction des maisons passives et pour bee-green , une analyse sur la question des politiques de mobilité, assez cruelle pour Bruxelles où "on fait tout le temps des plans » sans aller suffisamment dans leur finalisation. Visite ensuite des jardins, sur le plateau Avijl à Uccle, un jardin entièrement naturel avec des espèces indigènes et une « cabane végétale ».

Et enfin la visite d’un jardin tout en profondeur, Vieille rue du Moulin. Bruxelles recèle vraiment des trésors en matière d’espaces verts et de biodiversité.
Avant les semaines de campagne qui viennent ce fut un vrai plaisir de rencontrer à la fois des jeunes qui réfléchissent très fort aux solutions d’avenir et à une économie nouvelle sobre dans l'utilisation de l' énergie et des passionnés des jardins et de la ville.
C'est engagements sont significatifs d'un changement réel en faveur d'une prise en compte de l'environnement dans la vie quotidienne. Partout dans la ville les affiches électorales commencent à appraître et les gens vous interpellent sur celle-ci. Dans un ton assez positif d'ailleurs.

jeudi 26 mars 2009

Heysel, des études pour mieux faire de la spéculation et les pouvoirs publics font de la promotion immobilière!



La présentation par le Collège de la Ville de Bruxelles du lancement d'un master plan pour le Plateau du Heysel demande que l'on s'interroge sur la volonté de la majorité de rentabiliser en le lotissant largement ce grand espace qui au Plan Régional d'affectation du Sol, disposition légale et obligatoire) se trouve en zone d'équipement d'intérêt collectif et de service public.
Les prescriptions du Pras pour les zones d'équipement collectif ou de service public stipulent que:
8.1. Ces zones sont affectées aux équipements d'intérêt collectif ou de service public ainsi qu'aux logements qui en sont le complément usuel et l'accessoire.
8.2. Moyennant mesures particulières de publicité, ces zones peuvent être affectées aux logements et aux commerces de taille généralement faible qui constituent le complément usuel et l'accessoire de ces zones.
8.3. Les caractéristiques urbanistiques des constructions et des installations s'accordent avec celles du cadre urbain environnant ; leurs modifications sont soumises aux mesures particulières de publicité.
Les abords des constructions et installations des équipements d'intérêt collectif contribuent à la réalisation du maillage vert.
Moyennant due motivation par des raisons économiques et sociales et moyennant plan particulier d'affectation du sol, ces zones peuvent bénéficier des prescriptions particulières applicables en zone de forte mixité.
En septembre dernier, à la surprise générale , la SA ECXS a répondu à un appel à candidatures de la Commission Européenne pour 100.000 m2 de bureaux destinés à l'Europe. Au total quelque 600.000 m² nouveaux seraient construits sur le plateau (bureaux, centre commercial, hôtels, centre de congrès, logements). Des nombreuse questions ont été soulevées sur cette manière de faire.
Hier encore à un colloque réunissant les spécialiste, le représentant de Cb Richard Ellis, indiquait que par ces temps de crise, il y avait à Bruxelles trop de projets de "shopping centers" , dont celui envisagé par le master plan pour le Heysel de plus de 100.000 m2, un mega centre commercial "à vocation nationale". Si la plupart des intervenants sont convaincu s qu'un tel projet nécessite une révision du PRAS, d'autres prétendent qu'on peut s'en passer. Cela augure en tous les cas d'un long processus de recours possibles.
Je ne peux que regretter que par pur intérêt de financement et alors que la viabilité même de tous ces projets n'est pas assurée, la Ville de Bruxelles recherche à rentabiliser le Plateau du Heysel.
La valeur de la zone récréative et touristique du Plateau mérite que l'on s'y penche mais dans le cadre d'une réflexion sur la nécessité pour Bruxelles de disposer d'équipement, de zones de loisir et de sport, alors même que des logements et des bureaux se développent partout ailleurs dans la ville. Pour mémoire rappelons que le Collège a décidé également, via un Ppas, d'autoriser la construction de 400.000 m2 supplémentaires de bureaux dans le quartier Arts- Loi, destinées à l'Europe.
La ville durable doit être pensée dès aujourd'hui. Les espaces verts, parcs ou autres méritent d'être entretenues voir agrandis. Les échevins jouent sur les mots puisque l'on ne peut contruire 600.000 m2 nouveaux sans réduire les espaces verts, même si on ne touchera pas aux parcs en tant que tels, qui bénéficient aussi d'une protection particulière dans le Pras. Les noyaux commerciaux existants rue Neuve, Louise, Bockstael ou De Wand méritent que l'on s'y investisse et les options du Master Plan vont dans la direction contraire.
Je regrette aussi qu'aux yeux de la majorité Ps/Cdh les instruments régulateurs de l'urbanisme ne semblent avoir aucune valeur. Par ce projet la Ville de Bruxelles revient à l'époque que l'on croyait révolue à jamais des grands projets spéculatifs de Vandenboeynants et Michel Demaret qui ont fait tant de tort.

dimanche 22 mars 2009

Une semaine de réflexion: démocratie, droits humains, avenir de Bruxelles!



En début de semaine j'ai participé, au colloque organisé conjointement par l'UCL et la Universidad Nacional de Colombie sur le thème de la démocratie en Colombie à l'heure de la mondialisation. Beaucoup d'interventions remarquables qui ont mis en évidence les conséquences du conflit armé colombien au niveau des droits humains et de la situation de crise humanitaire que vit ce pays avec 4 millions de personnes « déplacées » dans le pays même.
J'ai revu beaucoup d'amis et eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Gontard, émissaire du gouvernement suisse dans le cadre de prise d'otages. On sent à la fois le connaisseur du pays et de ses autorités. Il est actuellement inculpé de liens avec les Farc, véritable provocation à l'égard de la Suisse et de la communauté internationale qui a soutenu les contacts pris pour amener les Farc à libérer les otages qu'elles détenaient et dont restent encore 22 policiers et militaires.
Mercredi, manif de solidarité avec les sans-papiers à la date anniversaire de l'accord de majorité qui avait suscité l'espoir de voir enfin une circulaire avec les critères pour pouvoir régulariser une série de personnes qui rentreraient dans ces critères. Depuis un an l'office des étrangers poursuit son travail et envoie des ordres de quitter le territoire y compris à des personnes qui rentrent, dans les critères de la future circulaire. Politiques, unifs, représentants des églises, barreaux, simples citoyens, beaucoup se sont inquiétés de cette situation. Lorsqu'on parle de leur situation avec les sans-papiers on voit l'angoisse que crée cette situation, pour des personnes qui vivent en Belgique depuis des années, qui travaillent et ont des enfants scolarisés .
Vendredi et samedi, j'ai participé aux débats sur les conclusions des groupes de travail des États Généraux de Bruxelles, cette mobilisation de milieux universitaires, patronaux, associatifs et syndicaux a eu le mérite de produire des notes de travail, sur des sujets tels la mobilité, le logement, la ville durable, la culture, l'école etc. Des débats ont été organisés, même si la méthodologie de travail n'indiquait pas qu'il faille se référer aux notes ce qui a eu comme conséquence des débats denses mais parfois sans lien avec les propositions avancées par cette plateforme. Il s'agit maintenant d'attendre les conclusions générales qui seront présentées le 25 avril prochain.