Vert désir

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mardi 22 juin 2010

Un baromètre qui tire la tête !





L’Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU) a sorti son premier baromètre de la qualité des espaces publics sur l’état des lieux dans les différents quartiers de la Ville récemment. Ce baromètre se concentrait sur le quartier du Palais royal et ses alentours.

En effet, l’ARAU s’est penché sur l’état des espaces publics de la place Royale, de la place des Palais, de la place du Trône, du Mont des Arts et du Coudenberg. Et les conclusions montrent un manque d’entretien de la part de la Ville. Un certain nombre de problèmes est relevé tel que des réverbères endommagés, des trottoirs non entretenus, des marches cassées, des tags sur les murs, etc.

Je me suis penchée sur la question suite à ces constats plus qu’alarmant. Nous avons le devoir d’offrir à chaque citoyen une ville à sa mesure : sûre et respectueuse de l’environnement. Il va sans dire que ce quartier hautement touristique a tout intérêt à être agréable à visiter !

Nous proposons dans ce but d’aménager des trottoirs praticables par tous (espaces décents et accessibilité pour la mobilité réduite), de fournir un éclairage correct mais aussi d’assurer la sécurité.

Le travail effectué par l’ARAU pourrait être repris par la commune, me semble-t-il. Ce monitoring, révélateur à bien des égards, devrait également être réalisé dans l’ensemble des quartiers de la Ville.

L’Echevin des Travaux publics, que j’ai interrogé à ce sujet au cours du Conseil communal du 21 juin, estime que « la plupart des dégradations lui sont connues puisque les agents de prévention de sécurité de l’asbl Bravvo tout comme les stewards d’Atrium lui transmettent systématiquement leurs constats ». Si cela est exact alors le délai d’attente entre le repérage et les réparations est régulièrement trop long.

Je me demande, dès lors, pourquoi laisse-t-on traîner les choses ? Je constate qu’au lieu d’entretenir notre Ville, on la répare généralement. Néanmoins, cela transmet une image peu positive d’une citée dégradée.

L’Echevin annonce ,par ailleurs, que suite à la reprise par Vivaqua de la gestion des égouts, le service pavage de la Ville sera renforcé. Chez Ecolo, nous espérons aussi voir le service d’entretien se renforcer de manière à ne plus se plaindre des coûts engendrés par les réparations. Notre volonté est de vous offrir une ville durable et solidaire !

lundi 14 juin 2010

Merci pour votre vote en faveur d'Ecolo!




Ce 13 juin, nous sommes allés voter pour les élections fédérales.

Malgré une campagne très courte, la mobilisation fut importante. Les sujets abordés ne furent pas toujours écologistes. Néanmoins, je tiens à remercier ceux et celles qui sont allés voter. Mais aussi les nombreuses personnes qui nous ont accompagnées pour la distribution des tracts et lors de nos actions.

Nous continuons à nous battre pour les acquis de la Région bruxelloise. L’autonomie ainsi qu’une politique pour et avec les bruxellois sont indéniablement nos priorités aujourd’hui et demain. La Flandre a choisie une orientation pour un autre fédéralisme, qui pourrait aboutir au conféderalisme, nous devons entendre cet appel, c'est cela la démocratie.

La Belgique de demain sera certainement différente ! Mais pourquoi pas meilleure ?

Merci 1815 à tous et à toutes, ce soutien à Ecolo est important. Merci aussi aux militants qui ont tant contribué à cette campagne!!!!

mercredi 2 juin 2010

10ème suppléante sur la liste Chambre BHV




Parce que je crois dans nos projets pour l’emploi, la protection de l’environnement et la solidarité, je présente ma candidature à la Chambre, en tant que soutien, pour les élections fédérales.

Vu le contexte que la Belgique vit aujourd’hui, il est évident, à mes yeux, que notre pays sera différent demain. Cependant, je me demande pourquoi ne pas travailler ensemble pour une Belgique différente et meilleure?

Autonomie et responsabilité ne doivent pas nous faire peur à Bruxelles. Mon parcours ainsi que mes origines colombiennes m’ont incité à me positionner à Bruxelles dans ses diverses dimensions. Un dialogue ouvert et ferme sur notre futur doit, comme partout en Europe, reconnaître les droits des minorités !

Bien sûr, la crise financière et ses conséquences sur l’économie sont autant de facteurs négatifs vécus actuellement. Mais nous pouvons trouver des solutions. Il est, dès lors, impératif de répondre à des besoins tels que le logement, l’alimentation, l’énergie, la santé… sans gaspiller les ressources des générations futures.

Rien n’est immuable. Ces élections fédérales peu désirées par beaucoup de citoyens, représente une opportunité parmi tant d’autres de changer Bruxelles. Je vous propose de s’engager à faire bouger notre ville pour et avec ses habitants !

Je tiens également à rassurer tout un chacun. Je continuerai à travailler, comme précédemment et suite à votre choix au cours des élections régionales de 2009, au Parlement bruxellois.

N’hésitez pas à me suivre dans ces élections du changement mais aussi pour toute question et échanges. Je reste à votre disposition.

jeudi 27 mai 2010

Table ronde sur l'avenir du Palais de Justice de Bruxelles

La justice bruxelloise doit rester dans le Palais que Poelaert a conçu pour elle, cela donne tout son sens à ce bâtiment exceptionnel. Anne Dirix, Vincent Lurquin et moi même, députés ECOLO avons eu le plaisir de débattre et échanger avec des architectes, F Metzger et F Schuiten et des représentants des avocats et des , magistrats, M. Buyle et L Hennart avec la présence de Jacques Vanderbiest et d'un public très concerné par le sujet.

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mardi 4 mai 2010

Une nouvelle dynamique pour plus de logements sociaux


Au cours de la Commission Logement de ce mardi 4 mai, la question du financement octroyé par Beliris aux sociétés de logement social a été débattue.



Beliris est « l’accord de coopération fédéral », cogéré par la Région et le Fédéral, chargé de financer les missions de Bruxelles comme « capitale ». En matière de logement, le souci aujourd’hui est de parvenir à engager les crédits disponibles ! Cela semble fou suite au manque de logement actuel et au besoin urgentissime de rénover ce qui existe déjà sur le marché…

Cela s’explique, mais ne se justifie pas, par différentes raisons : l’absence de critères transparents de sélection des projets éligibles à être financés par l’accord de coopération, la difficulté de reloger les locataires le temps des opérations de rénovation, les difficultés administratives liées à l’obtention du permis d’urbanisme et les passations des marchés publics et le manque de capacité « logistique » de l’administration fédérale chargée de Beliris.

La volonté est dès lors d’améliorer le fonctionnement des SISP (Sociétés Immobilières de Service Public) de manière à ce qu’elles parviennent à introduire des projets, à surmonter les difficultés administratives, à se pouvoir d’outils adaptés,… Effectivement, le taux d’utilisation des moyens varie de 0% pour 33 SISP à 100% pour 6 autres.

Aujourd’hui, la Région a obtenu le financement de 3 grands projets : le Rempart des Moines, le Square des Archiducs et un projet à St-Josse. Ceux-ci seront financés à 100% par Beliris et seront réalisables sur une période de 3 ans.

Les critères du moment sont, de fait, de choisir de grands projets permettant d’engager l’ensemble des crédits tout en offrant un grand nombre de logements in fine et ce sur un laps de temps réduit.

Ensuite, la priorité ira à une meilleure préparation des projets de la part des SISP. La SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) accompagnera dans ce but l’introduction des dossiers par les sociétés de logement.

Je me réjouis de voir la mise en place d’une nouvelle dynamique via de nouvelles propositions de gestion de Beliris dans le chef du Secrétaire d’Etat de la Région de Bruxelles-Capitale en charge du Logement !

mardi 23 mars 2010

Bouger, oui… Mais bien bouger !


Ce mercredi 10 mars, j’ai interpellé le Ministre Picqué au sujet du Plan Urbain Loi au cours de la Commission Aménagement du Territoire du Parlement régional. Ce plan fait partie d’un des 12 projets du schéma directeur du quartier Européen. Il a pour objectif de redéployer le quartier de la rue de la Loi ainsi que de densifier l’offre de bureaux. Néanmoins, des questions se posent quant à l’articulation de ce périmètre plus restreint dans le Quartier Européen.



Le projet prévoit 390.000 m² de bureaux supplémentaires pour un total de 880.000 m². Le supplément accordé à la Commission s’élèvera à 230.000 m² pour un total de 400.000. Cependant, il était prévu que 30 % des bureaux que la Commission quitteraient et seraient réaffectés en logements. Je m’interroge sur les mécanismes réglementaires qui seront mis en place pour y parvenir…

Le Ministre-Président m’explique dès lors que le projet n’a pas encore été approuvé par le gouvernement et ce dans l’attente d’une confirmation officielle de la part de la Commission Européenne. Celle-ci désire concentrer ses bureaux rue de la Loi.

Un PPAS couvre le périmètre Schuman-Arts Loi. Il est indispensable d’associer dans ce périmètre tous les propriétaires via une réglementation bien établie et de regrouper les parcelles. Par ailleurs, en ce qui concerne le périmètre restant dans le Schéma directeur, un PPAS cadre doit être mis en place. Néanmoins, je regrette l’absence de tout avancement en ce qui concerne ce PPAS cadre et ce depuis le mois de décembre. Ma plus grande crainte serait de ne jamais en voir la réalisation. Cela impliquerait un grave déficit en termes de compensation.

Par contre, en ce qui concerne l’enseignement, l’école européenne sera reprise dans le schéma directeur et l’école de Laeken sera opérationnelle en 2012, voire début 2013. Les crèches seront probablement financées par les charges d’urbanisme.

Le projet, dans ses grandes lignes, désire identifier les bâtiments obsolètes (à démolir et à reconstruire) ainsi que les bâtiments patrimoniaux à conserver. Il se fonde sur le principe d’îlots ouverts qui, selon le Ministre-Président, permettrait de recréer une vie, d’accueillir une plus forte densité et de faire rentrer de la lumière. De plus, il propose un cadre global pour atteindre un objectif de 0% de carbone. Je me demande dans ce cas-ci si ce bilan carbone tient compte de l’ensemble du processus, démolitions et reconstructions inclues ? Sur cet aspect, silence…

Comme pour le PPAS cadre, l’état d’avancement en ce qui concerne les mécanismes légaux et financiers permettant de partager les plus values de la réalisation du projet stagne ! Le Ministre-Président fait état d’une demande auprès d’un cabinet d’avocat pour proposer un mécanisme. L’idée serait de subordonner la délivrance de tout permis. Les charges d’urbanismes seraient dès lors un mécanisme supplémentaire. Cependant, pour réaliser cette récupération de la plus value, cela nécessite un mécanisme concret. Le bureau d’avocat avait déjà été contacté en décembre… Il est grand temps de bétonner les garanties autour de ce projet !

Quand on n’est pas dans un état de stand-by, il est beaucoup trop tôt… Je m’inquiète de l’effet des ombres portées des futures trois tours de Portzamparc sur les quartiers habités de Saint-Josse et Bruxelles-Ville. On pourrait assister à la destruction de l’habitabilité de certains quartiers. Le Ministre-Président estime qu’il s’agit effectivement d’une discussion à avoir mais par après.

L’étude du budget relatif à la mobilité (projets Trias routier et Trias transport public) a été donnée à Beliris. Cependant, ces projets mobilité me semblent très traditionnels. Ils sont axés essentiellement sur le routier et sur de grandes infrastructures.

Le Ministre-Président clame haut et fort sa volonté d’avancer conjointement sur le Plan Urbain Loi et sur un PPAS cadre. C’est aussi mon désir. Qu’à cela ne tienne, qu’est-ce qu’on attend ?

mercredi 10 mars 2010

Ecolo-Bruxelles-VIlle: Neder-over-Heembeek, à vous la parole !


Le mardi 9 mars, la locale Ecolo de Bruxelles-Ville organisait une concertation avec les habitants de Neder-over-Hembeek. Nous voulions établir un dialogue de manière à construire le plan d’ensemble pour le développement de NOH en accord avec les demandes des citoyens. Divers interlocuteurs se trouvaient autour de la table. D’une part les habitants de NOH. D’autre part, les politiques Ecolo dont Christos Doulkeridis, Secrétaire d’Etat en charge du logement à Bruxelles, Marcel Rijdams, membre du Conseil du CPAS de Bruxelles, et moi-même en tant que chef de groupe Ecolo à Bruxelles.

http://www.nohcomitedequartier.org/



Christos Doulkeridis a recontextualisé la politique du logement qui peut amener des questions légitimes dans le chef des habitants. Il a exprimé sa volonté d’intégrer au mieux cette politique à Neder. Il est vrai que lorsqu’on demande quelles sont les 3 premières priorités à un Bruxellois, le logement en fait partie. L’objectif est donc de concrétiser le droit au logement. Il faut avoir conscience que la situation est problématique pour les revenus les plus bas mais aussi pour les revenus moyens.

Le territoire de Bruxelles n’est malheureusement pas extensible pour des raisons politiques. Cependant, notre capitale va bientôt faire face à un défit démographique suite à l’augmentation de la population y vivant et l’afflux de personnes venant de l’étranger. Saviez-vous que vers 2020 nous aurons 170.000 habitants en plus en Région bruxelloise ? Les listes d’attente pour un logement social s’élèvent déjà aujourd’hui à 50.000 ménages, indépendamment des 170.000 personnes supplémentaires prochainement à Bruxelles.

Les grandes villes attirent généralement la population la plus précarisée. Mais le prix du foncier devient de plus en plus cher. Et les conflits entre terrains augmentent (entre espaces verts et logements par exemple). Actuellement, les pouvoirs publics interviennent à hauteur de 10% dans l’offre de logements publics à finalité sociale. L’objectif est d’atteindre 15%. Pour y parvenir, il faut trouver des bâtiments.

On trouve aujourd'hui à Bruxelles 1,1 million de m2 de bureaux vides sont . L’idéal serait de les transformer en logement et de créer des projets mixtes. Il s’agit de mélanger du logement social avec du logement moyen ou des espaces ayant d’autres fonctions comme des crèches. Il est impératif de rénover l’existant c’est-à-dire le patrimoine public. Le budget à cette fin est de plus de 200 millions d’euro pour une période de 4 ans. Mais il faudra aussi continuer à construire.


Le précédent Plan logement était parvenu à l’équilibre financier mais ne tenait pas compte de la qualité des bâtiments sur le terrain. Lorsqu’on fait appel aux pouvoirs publics, ceux-ci ont ensuite la contrainte de construire. On finit par construire un peu n’importe où pour atteindre son quota. Les terrains ne sont pas toujours où on veut et ne sont pas toujours en bon état (par exemple équipés d’égouts). Christos Doulkeridis a abandonné certains projets qui tenaient sur le papier mais qui par leur mauvaise localisation ou la non-garantie d’intégration dans le quartier étaient irréalisables.

Dans le cas de Neder-Over-Heembeek, l’accessibilité de cette partie de la Ville, est remise en cause par ses habitants. En effet, celle-ci est enclavée. De plus, les infrastructures, telles que les transports, ne sont pas toujours à la hauteur. Il faut tenir compte du terrain qui est spongieux et abrite de nombreuses sources. La préservation de la promenade verte est essentielle. Et on dépasse déjà les 20% de logements sociaux et moyens. Cependant, NOH va accueillir encore 2000 habitants d’ici 2012.

Le Secrétaire d’Etat en charge du logement à Bruxelles a répondu aux questions et inquiétudes des Neder-over-hembeekois. Il reconnaît l’urgente nécessité d’obtenir une vision d’ensemble, une concertation globale. Les projets viennent de différents acteurs (Ville de Bruxelles, CPAS de Bruxelles, Région bruxelloise) ce qui crée des soucis de coordination.



En ce qui me concerne, je demande si la réalisation d’un Schéma de développement pour Neder-Over-Heembeek n'aiderait pas à avoir une vue d’ensemble et à sauvegarder le caractère vert de la commune.

Les 15% de logements publics à finalité sociale rencontrent une attente certaine de la part de la population. Néanmoins, toutes les communes ne sont pas dans la même situation pour les accueillir. Certaines refusent parfois de participer au Plan logement. Neder-Over Heembeek fait déjà face à une sollicitation très importante.
En ce qui concerne le projet Bruyn et en raison de sa proximité avec l’héliport, le Ministère de la défense a émis un avis négatif. Le projet sera rediscuté au comité. Dans le cas du Molenblok, un permis avait été introduit et délivré. Mais suite à un recours, il a été annulé. L’intérêt d’une bonne entente entre la commune, la Région et les habitants ressort des discussions. Il faut veiller à respecter les gabarits des immeubles voisins, faire des avancées au niveau de la voirie et ne pas poser de problème de mobilité.

Christos Doulkeridis s’est montré favorable à introduire des propriétaires dans l’ensemble des logements sociaux, moyens, des équipements collectifs et des commerces. Il a rappelé sa volonté de maintenir le travail du Fond du Logement au niveau des aides octroyées sous forme de prêt social. 900 prêts sont prévus pour l’année 2010.

De manière à atteindre l’objectif du droit au logement pour tous, la locale Ecolo de Bruxelles-Ville s’engage à rassembler les éléments pour concevoir une vue d’ensemble, à partir des atouts de Neder-Over-Heembeek dans la réalisation des projets, à renforcer les équipements mais surtout à écouter les habitants. Ce n’est que dans la qualité du dialogue qu’on avance !

mardi 2 mars 2010

Jouons au député : de Cureghem au Parlement!


Ce mardi matin, à la demande d’André Drouart, professeur et ancien député, j’ai reçu avec Christos Doulkeridis les élèves de 6ème année secondaire de l’Institut Notre-Dame de Cureghem au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ceux-ci venaient pour découvrir le fonctionnement du Parlement. L’enjeu était de taille ! Un jeu de rôle était organisé de manière à mieux comprendre les règles démocratiques et mécanismes de discussions qui permettent au final de voter une loi.



Christos, qui est un ancien élève de l’Institut, et moi-même avons relevé le défi ! Nous avons débuté avec une explication du fonctionnement des institutions régionales bruxelloises.



Ensuite, nous avons fait place à la jeunesse. Dans l’optique du jeu de rôle, les élèves avaient préparé 5 propositions de loi. Celles-ci reflétaient leurs attentes par rapport à la société. Un accès à des études supérieures et à un logement, une école plus juste ou encore des services de qualité accessibles à tous sont autant de projets qui leur tenaient à cœur. Ils ont dès lors discuté des pour et des contre pour chacune de ces propositions et tout cela au sein de l’hémicycle. Et enfin, le vote a lieu.



La matinée s’est achevée par une série de questions informelles posées par des futurs députés, qui sait ?

mercredi 24 février 2010

Un budget géant mais aux pieds d’argile !


Ce lundi 22 février, le Conseil communal de la ville de Bruxelles s’est penché sur le budget 2010. Il s’agit d’un sujet plutôt épineux. En effet, celui-ci s’élève tout de même à 646 millions d’euros de recettes et 641 millions d’euros de dépenses à Bruxelles-Ville. Les recettes sont en forte diminution. Toutefois, celles-ci sont atténuées par des recettes telles qu’un dividende exceptionnel de Sibelgaz.

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J’aimerais faire une première remarque sur la méthode. Ce budget, qui représente un tiers du budget de la Région bruxelloise, est discuté et adopté par le Conseil Communal en à peine 5 heures. C’est pour cela que je demande à la majorité de modifier la méthode. Il faudrait donner le temps aux échevins de présenter leurs projets et aux conseillers de les interroger. µil est indispensable de vraiment examiner les différentes rubriques.

J’espérais trouver une meilleure utilisation de l’énergie dans ce budget et ce pour des raisons d’équité sociale, d’épuisement des ressources naturelles ou de changement climatique. En effet, le conseil avait voté une motion visant la réduction des émissions à effet de serre. Il s’agit de l’Union pour le Climat. Une comptabilité énergétique doit mesurer la consommation d’énergie (électricité, gaz, mazout,…) et dresser l’état d’avancement des mesures de réduction énergétique. Cependant, cet outil n’a pas été mis à la disposition du Conseil dans le budget.

Dans ce même but, le Collège a néanmoins décidé d’effectuer des investissements en mettant en place des outils pour les adits énergétiques, en remplaçant des chaudières, en identifiant les bâtiments énergivores ou encore en engageant 2 personnes supplémentaires pour s’occuper de ces questions.

A première vue, ce budget paraît encourageant puisqu’on nous annonce une baisse des coûts au niveau des dépenses en électricité ou en chauffage. Après analyse, cette baisse me semble tout à fait fictive. Les départements de l’Echevine Hariche et de l’Echevin Mampaka auraient réalisés une économie de 1.280.000 euros sur les 1.300.000 annoncés par le Collège dans le budget. Je suis cependant fort sceptique quant à la réalité de ces chiffres. D’autant plus que lorsque je compare les comptes de la Ville de 2008 et les chiffres annoncés pour 2009 et 2010,j’observe une nette augmentation. On est bien loin des budgets annoncés !

D’autres écueils dans ce budget me préoccupent. Je remarque l’abandon ou le report d’investissements dans des projets prioritaires dans le centre. On a déjà assisté au report des travaux prévus depuis 2006 sur les boulevards du Centre. Or il s’agit d’un axe réellement structurant pour l’image de Bruxelles. D’autres travaux, qui n’étaient pas inutiles, sont maintenant reportés. J’épinglerai entre autre le rue de Namur, la place des Martyrs, la rue Neuve, la place du Sablon. D’autres travaux disparaissent du budget tels que la place Van Gehuchten, le parc Meudon ou la rue au Pré aux Oies. Je regrette sincèrement que la rénovation, l’embellissement et la convivialité des espaces structurants du Centre-ville ne soient pas une priorité de la majorité actuelle…

mercredi 3 février 2010

Et si on habitait dans un bureau ?


Les problèmes de logement et ses dérives ont été débattus ce mercredi 3 février lors de la Commission Aménagement du territoire au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale que je préside. Incroyable mais vrai : alors que Bruxelles manque cruellement de logement, 1,1 million de m² de bureaux sont vides ! Plus inquiétant, on continue malgré tout à octroyer des permis de construction pour mettre en place de nouvelles zones de bureau…



On est face à des données contradictoires, comme l’explique Ecolo au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. « Le taux de vacance des bureaux est très haut tandis qu’on observe une extrême carence pour le logement. Et cela ne va pas s’améliorer avec l’augmentation démographique ! ». Les propositions de construction de nouveaux bureaux perdurent. Mais les demandes en matière de bureaux diminuent…

Alin Maron, député Ecolo, dit:"Ces paradoxes produisent deux risques. D’une part, on peut assister à un effet de translation. Les bureaux déménagent vers un nouvel emplacement et laissent vacants des espaces dont la réaffectation en logement est souvent impossible. Sans oublier que ces espaces abandonnés sont souvent difficilement accessibles en transport public et peu performant en matière d’énergie. D’autre part, la lenteur de la mise en place des projets pose problème. La planification de construction de bureaux se fait très longtemps à l’avance. Et les espaces vacants ne sont parfois pas agréables pour les habitants du quartier concerné."

Face à ces écueils, l’idée d’un moratoire émerge. Mais le FDF, ne l’entend pas de cette oreille. « On assiste aujourd’hui à une diminution du m² par travailleur. » La reconversion des bureaux en logement n’est pas toujours possible et est souvent coûteuse. Le FDF estime que l’intervention du législatif n’est pas toujours nécessaire pour construire. Des solutions plus souples pourraient être trouvées : polyvalence des immeubles, travailler sur le PRDD, développer les transports,… « Le marché n’est pas idiot. Cela se régulera aussi de soi-même. »

Le Ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de l’Aménagement du territoire explique que cette situation découle d’un débat et d’une ligne directrice du Plan Régional de Développement datant des années 90. Aujourd’hui, lorsqu’on fait l’examen de la situation immobilière, on doit tenir compte de la crise. Un nouveau Plan Régional de Développement est d’ailleurs en cours. L’Observatoire des Bureaux constate que les demandes pour des superficies destinées à des bureaux sont très réduites. En effet, les 68 000 m² demandés en 2007 sont passés à 48 000 en 2008.

Sans négliger le fait qu’il existe des effets de retard : en 2010 et 2011 quelques 430 000 m² de bureaux sont attendus suite à la délivrance de permis les années précédentes. Mais depuis 3 ans, on assiste à un réel ralentissement.

Malgré ce ralentissement, il faut réfléchir à quelle forme donnée à un moratoire, selon Charles Picqué. Ce moratoire pose néanmoins question : même si celui-ci est ciblé il est nécessaire de faire attention aux législations européennes en termes de concurrence. Quels vont être les critères sur lesquels se basera le moratoire ? Sur base des m², de la vacance, des transports publics, de la durée ? Il est certain qu’à ce stade-ci il faut mettre un dispositif en œuvre tout en ciblant les mesures. Les zones de bureaux devraient être mieux desservies par les transports publics afin que cela puisse aussi être mélangé avec des logements. L’accessibilité est essentielle !

Il faut donc intégrer les carences en infrastructures publiques quand un dossier est examiné. Tenir compte des transports publics en un premier temps et de l’utilité en termes de marché en un deuxième temps. D’autres outils peuvent aussi être mis en place tels que la fiscalité différenciée. Si un espace destiné à des bureaux est vide, le propriétaire devra payer un impôt supplémentaire. Tandis que s’il décide de reconvertir cet espace en logement, une diminution d’impôt sera effectuée. Effectivement, l’idéal est que la réglementation pousse à la reconversion.

Un moratoire généralisé peut s’avérer dangereux, tout comme le fait de ne rien faire… Il faut donc nuancer le cadre en précisant les critères du moratoire. Le débat est loin d’être clos !

lundi 1 février 2010

Agrocarburants en Colombie. Au profit de qui ?


Jeudi 28 janvier, nous avons organisé au Parlement bruxellois, une réunion d’information sur l’expansion des cultures pour la production d’agrocarburants en Colombie. Nous avons discuté avec divers interlocuteurs, tels que la Coordination Belge pour la Colombie, le Grupo Semilla, Oxfam, le CNCD, de ces palmiers à huile et de ces cannes à sucre qui posent problème. En effet, des questions se posent quant aux impacts de ces cultures « dites vertes » sur l’environnement, les droits humains et la souveraineté alimentaire.



Ces agrocarburants ont été pensés comme une alternative au pétrole. Cependant, nous prenons de plus en plus conscience de ses effets néfastes ! Ceux-ci ont largement été constatés par une mission effectuée sur place en juillet 2009. Ce groupe, composé d’une quarantaine de personnes issues de divers pays européens, a voyagé dans une Colombie ravagée par un conflit et au prise d’une crise humanitaire.

Le déplacement de 2 à 3 millions de Colombiens est l’une des expressions les plus dramatiques du conflit. Il n’existe aucune disposition afin de rendre ces terres mobilisées par les paramilitaires. Par ailleurs, on peut constater un des plus haut taux de concentration de terre en Amérique Latine. Les grandes terres sont aux mains des industries d’agrocarburants ! Celles-ci sont subventionnées par le gouvernement avec pour excuse la création d’emploi. Néanmoins, des lois apparaissent visant la flexibilisation du travail. On sous-traite l’emploi à travers des collectifs, appelés coopératives. Ce système de contractualisation, via un intermédiaire de travail, ne prévoit pas d’organisation syndicale ou de négociation sociale. Le travailleur reçoit la moitié du salaire perçu par celui qui est employé directement. Or ils sont 90% à être engagés via les coopératives… La réponse du gouvernement ne fait pas un pli : adaptation aux traités de libre-échange.

Stéphane Compère, du CNCD, nous a décrit les impacts observés suite à ces monocultures qui nécessitent à la base un grand investissement. D’un point de vue environnemental, toute une série d’effets sont à déplorer : déforestation, problème de biodiversité, pollution, érosion des sols,… Les communautés indigènes luttent pour récupérer leurs terres. Mais les avancées judiciaires sont quasi nulles. Leur souveraineté alimentaire est de plus en plus menacée. Tandis que les migrations ainsi que les conditions de travail vécues affectent la cellule familiale. Effectivement, des mesures législatives sont mises en place, dont des crédits par exemple, de manière à aider la production d’agrocarburants.

Le gouvernement colombien promeut l’utilisation des champs dans une vision internationale du travail en Colombie, comme nous l’expliquait Paula Alvarez del Grupo Semilla. Des normes sont mises en place pour y parvenir. On retrouve notamment des subventions, comme évoqué précédemment, mais aussi l’obligation pour la population d’utiliser un mélange d’éthanol et d’essence. Cet éthanol occupe actuellement 220 000 hectares de terres. Le phénomène de concentration des cultures est lié à un problème de propriété. Il n’est pas négligeable de rappeler que 5 millions d’hectares de terres ont été expropriées pour en faire des cultures d’agrocarburants. Celles-ci ont un lien direct avec les conflits colombiens essentiellement basés sur des soucis au sujet de la notion de propriété.

On peut, dès lors, se demander qui s’approprie de manière violente ces terres extrêmement fertiles ? Selon le gouvernement colombien, 18 millions d’hectares sont disponibles pour les agrocarburants et cela n’affectera en aucun cas les cultures alimentaires. Mais nous ne pouvons pas ignorer la structure monopolistique colombienne. 3/5 des marques d’éthanol sont détenues par la même famille. Des subventions pour la culture alimentaire lui ont été octroyées.

Les cultures alimentaires sont abandonnées pour des agrocarburants. En 2009, plus de 9 millions d’aliments ont été importés. Troublant pour un pays qui se plaçait comme exportateur alimentaire de premier ordre ! Aujourd’hui, 41% des Colombiens sont dans une insécurité alimentaire.

Et si tout cela servait à une planète plus verte ? Tout le paradoxe se trouve ici : ce n’est pas le cas ! Les agrocarburants demandent une forte consommation d’énergies afin d’être cultivés. Les machines, fertilisants, insecticides et autres sont alimentés avec du pétrole. L’énergie verte est de ce fait produite sur la déforestation… Il est temps de réviser très longuement les normes prises en Europe.

D’un point de vue législatif

Un des moyens d’amener le gouvernement colombien à mettre en application les traités internationaux qu’il a signé est, par exemple, de refuser la ratification de l’accord de protection réciproque des investissements tant que des mécanismes de mise en œuvre et de contrôle des normes sociales et environnementales n’y seront pas effectivement prévus. Cet accord a été signé par la Colombie et la Belgique en février 2009 dans le cadre de l’Union économique Belgo-Luxembourgeoise (mais non encore ratifié par les parlements nationaux et fédéraux). Celui-ci, tout comme le traité de libre échange en discussion entre l’UE et la Colombie, omet les clauses usuelles relatives au respect des droits humains et du travail. Aucune étude préalable n’a été menée pour permettre aux parties d’évaluer les impacts possibles dérivant de tels accords.

mardi 8 décembre 2009

Une piste d’athlétisme et un terrain de football rénovés pour de près de 3 millions d’euros ! Il faut une vision d’ensemble sur les travaux, la gestion et le futur du stade Roi Baudouin



Lors de la séance du Conseil Communal de ce 7 décembre 2009 le Collège proposait une nouvelle dépense pour la réfection de la piste d'athlétisme du stade du Heysel. Or déjà en octobre 2008, le conseil communal de la Ville de Bruxelles approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 eur pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Un an plus tard, 677.000 euros s’y sont ajoutés pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes internationales.. Vu les projets qui entourent l’avenir du stade, Ecolo s’interroge sur l’utilité de cette dépense et demande une vision d’ensemble sur les travaux et la gestion du stade Roi Baudouin.
Le 6 octobre 2008 le conseil communal de la Ville approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 euros pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Ce lundi 7 décembre, un coût supplémentaire de l’ordre de 677.068 euros doit être approuvé pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes de l’IAAF (l’association mondiale d’athlétisme).
Si Ecolo Bruxelles soutient la tenue d’événements sportifs internationaux majeurs au stade Roi Baudouin (Mémorial Van Damme notamment), je m’interroge sur la nécessité d’une telle dépense alors que l’avenir même du stade est incertain (projets de nouveaux sites).
Ecolo demande donc à la Ville la vision d’ensemble sur les travaux mais aussi la transparence totale sur la gestion et le devenir du stade Roi Baudouin. Pour moi, il serait enfin utile d’avoir un aperçu complet de l’utilisation du stade et son coût annuel pour les bruxellois en ces temps d’incertitudes budgétaires.

samedi 28 novembre 2009

PLAISIRS D’HIVER…MAIS PAS TOUJOURS POUR LES RIVERAINS

Une de mes questions lors du Conseil Communal du 23 novembre portait sur un sujet sur lequel j’ai déjà eu l’occasion d’aborder, la réduction des désagréments provoqués par « Plaisirs d’Hiver » pour les habitants du Centre et pour la circulation des transports publics. La réponse fut positive : des précisions m’ont été données sur la zone de stationnement réservée aux riverains et sur la campagne de communication sensée inciter les visiteurs à utiliser davantage les transports publics pour se rendre à « Plaisirs d’Hiver ». Pour autant, à retenir peu de réponses concrètes dans les mesures de dissuasion pour les gens venant dans le centre-ville en voiture. Le Collège retient toutefois une idée que j’ai défendue, au nom du groupe Ecolo ; à savoir l’idée d’un « ticket conjoint » parking et métro à la station Arts-Loi. Cela éviterait à des nombreux visiteurs de rentrer dans le centre en voiture, et partant de là limiterait les nuisances. Malheureusement cette mesure ne pourrait rentrer en vigueur que l’année prochaine. Pour l’amélioration de la circulation des bus pas d’action réelle en vue non plus. Pourtant cela coûte cher à la Stib et fait perdre leur temps aux usagers. Enfin des instructions auraient été données, dès cette année cette fois, à la Police pour lutter contre le stationnement sauvage qui met en danger les piétons et cyclistes. « Plaisirs d’Hiver » doit être la fête pour tous…
J’ai également interrogé l’Echevine en charge du site internet de la Ville, Karine Lalieux. Ma question a porté sur l’information des habitants via ce site en ce qui concerne les débats du Conseil Communal : les échevins rendent compte de leur travail en répondant aux questions des conseillers communaux. Dans d’autres villes ou au Parlement fédéral et au Parlement régional, on dispose très facilement de ces informations. Toutefois la réponse de l’Echevine a été positive : elle nous a annoncé que très bientôt des informations sur les conseillers communaux (adresse e-mail par exemple) se retrouveront sur le site. Ce sera également le cas pour le compte-rendu des débats (avec l’ensemble des questions et des réponses). Je me suis permise tout de même de suggérer que les délais pour obtenir les comptes-rendus des débats, soient limités à 8 ou 15 jours pour garder l’intérêt de l’actualité politique, mais là-dessus le Collège n’a pas pris de réel engagement. D’autre points ont évidement été abordés. La place me manque pour les détailler ici. A cette fin l’ordre du jour du Conseil Communal peut être consulté sur le site de la Ville.
Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition

mercredi 14 octobre 2009

Bruxelles a le plus beau parking du monde !



Le Parc de Bruxelles, compte parmi les plus renommés sinon le plus renommé des parcs de la région. Il faut dire que peu de parcs bruxellois rassemblent comme lui autant de qualités paysagères et environnementales, et de qualités patrimoniales et historiques. Car ce parc ne constitue pas uniquement la plus vaste poche de verdure du Pentagone, il constitue aussi un lieu d’art et d’histoire sans pareils à Bruxelles.
La gestion de ce parc est à la charge de la Ville de Bruxelles depuis le début du 19ème siècle. Aujourd’hui, cette gestion (gardiennage et entretien pour l’essentiel) est encadrée par une convention passée entre le Fédéral, la Région et la Ville, qui stipule les obligations de chaque partie. Très dégradé au début des années 1990, le parc a fait l’objet d’une campagne de restauration active dans le cadre de Beliris achevée en 2001 : arbres malades abattus et arbres replantés, bosquets revivifiés, chemins retracés, mobilier rajeuni...
Cette reprise en main énergique du parc date donc de moins de 10 ans. Force est d’avouer qu’à s’y promener aujourd’hui on peine à croire que cela date de si peu de temps. Ce qui selon son statut devrait constituer une vitrine de Bruxelles oscille aujourd’hui entre dégradations multiples, concentration de détritus, infractions en tous genres, atteintes au patrimoine (vitres cassées des pavillons d’entrée...), et même emplacements de parking...
En effet, la couleur des bancs qu’on trouve dans le parc est souvent plus celle de tags que celle de leur peinture d’origine. Des tags persistants touchent pareillement statues, murets, panneaux et autres mobiliers urbains. Je m'interroge sur la méthode utilisée aujourd’hui par la Ville pour l’entretien quotidien du mobilier urbain, et la protection du patrimoine du parc. La situation est devenue à ce point calamiteuse qu’il semble aujourd’hui nécessaire de lancer une nouvelle grande opération de restauration, et de changer en profondeur les méthodes d’entretien quotidien.
Le parc a été transformé en parking à ciel ouvert pour les camions du service des espaces verts de la Ville, côté rue Ducale. Un espace a été aménagé à cet effet, et cela sans permis ni autorisation aucune. Cela constitue une preuve de la négligence dans la gestion de ce parc classé. En ce qui me concerne je considère qu'une autre solution doit être trouvée pour le stationnement des camions du service, plus conforme à la préservation des espaces verts et du patrimoine historique de Bruxelles.
La gestion des massifs de plantations en talus pose également question partout de la terre nue entre les pieds des maigres buissons. Conséquences: la terre est lessivée par la pluie et se répand dans les allées, les plantations souffrent de la sécheresse, les racines des arbres se dénudent, l'aspect des massifs est triste, le moindre déchet est immédiatement visible. Pourtant, cette méthode d'aménagement des massifs n'est plus utilisée dans les autres parcs de Bruxelles, notamment ceux gérés par la Région, qu'ils soient classés ou non. Depuis longtemps on préfère utiliser dans les massifs de plantations des plantes couvre-sol (comme des lierres par exemple), qui stabilisent les terres et donnent aux parcs un aspect verdoyant toute l'année, en même temps qu'ils offre un refuge à la faune.
Ces nombreux éléments épars sont assez édifiants. J’aurais pu même en présenter d’autres. La situation en tout cas ne peut plus continuer ainsi. Tant pour l’image de Bruxelles, que pour la verdurisation du Pentagone, la sauvegarde du patrimoine, le respect d’un site historique capital,
ou la cohérence d’un ensemble urbain d’exception, la Ville de Bruxelles doit agir.

vendredi 25 septembre 2009

Bruxelles ma priorité


Il y a 20 ans, le 18 juin 1989 j'ai été élue pour la première fois. Militante Ecolo depuis 1982, la question de l'émergence d'une véritable politique urbaine a été une des motivations les plus imposantes pour m'engager en politique à ce moment-là.
Depuis j'ai eu l'occasion d'être élue au niveau fédéral. Avoir une vue d'ensemble de la Belgique et pouvoir m'occuper des compétences telles que la politique d'immigration ou la justice est une expérience personnelle et politique très riche. C'est là que l'on mesure la complexité de la société belge et l'ingéniosité du système politique pour faire marcher le pays. Mais aussi où l'on mesure l'ampleur des évolutions divergentes de la société du nord et du sud. Ayant fait un incursion, qui a sans doute le plus changé ma vision politique, comme représentante belge et Ecolo à la Convention européenne, je peux dire que j'ai quelque part fait le tour de la question et je suis infiniment consciente de la chance que cela représente pour quelqu'un qui a immigré de son pays d'origine.
Chaque niveau de pouvoir a sa raison d'être et comme je suis à la fois une généraliste et une passionnée, j'ai la chance d'avoir beaucoup appréciée chacune des étapes de mon engagement politique. Celui-ci fait d'ailleurs partie de ma vie quotidienne.
Aujourd'hui en parfaite intelligence avec J ean-Michel Javaux et Isabelle Durant, je quitte le Sénat et la Communauté française pour siéger au Parlement Régional Bruxellois.
Il s'agit pour Ecolo et pour moi de donner priorité aux compétences liées à la ville: urbanisme, logement, mobilité, environnement et de poursuivre le redressement d'Ecolo Bruxelles-Ville depuis le désastre de 2006. Avec les militants et les autres mandataires locaux, nous avons commencé ce travail et aux élections de 2009 nous voyons qu'il commence à porter ses fruits et qu'Ecolo redevient 3ème parti à la Ville. C'est encourageant et nos efforts vont se poursuivre dans ce sens.
La Région et la Commune seront ainsi mes deux lieux d'investissement prioritaires.