Vert désir

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lundi 22 septembre 2008

Plateau du Heysel : 100.000 m2 de bureaux et l’Europe comme prétexte, la Ville fait de l’urbanisme « casino » : promoteurs faites vos jeux !



A plusieurs occasions j’ai interpellé les autorités de la Ville sur les projets pour le plateau du Heysel. Pour rappel, au départ la Ville projetait d’y construire un centre commercial, une salle de spectacle, un palais de congrès. Le tout supposant le déménagement vers Schaerbeek-Formation du stade de football.
La réflexion se fait dans le secret avec l’aide de la petite structure Exess, filiale de la Foire de Bruxelles.
Dans ce cadre commence à se dessiner un projet spéculatif pour le quartier du Heysel. En effet, la task-force mise en place par la Ville, réfléchit aux « potentialités » foncières du plateau et comme trop souvent à Bruxelles, la construction de bureaux apparaît comme une solution.
Ainsi, alors que le Plateau se trouve situé au Pras (plan régional d’affectation du sol) en zone d’équipements d’intérêt collectif : parc, stades, zone récréative, foire, la proposition est d’y établir du bureau, un centre commercial et un centre de congres. Autant dire que les 100 mille m2 de bureaux sont tout à fait incompatibles avec l’affectation au Pras.
L’opération qui se prépare au Heysel, enjolivée par des éléments « positifs » du type premier quartier zéro carbone de la Région, ou concours d’idées pour les projets, pour faire passer la pilule de 100 mille nouveaux m2 de bureaux avec des procédés dérogatoires est inacceptable.
Cela risque aussi d’entraîner encore une augmentation des prix dans les quartiers environnants et de faire perdre à la collectivité un espace qui comme son nom l’indique permet de développer d’autres types d’activités « moins rentables » est-ce la une approche progressiste , sociale et durable de l’urbanisme ?
Il faut arrêter de spéculer sur les valeurs foncières sur le dos des habitants de Bruxelles et l’urbanisme « casino » qui bénéficie essentiellement aux grandes sociétés immobilières.

jeudi 11 septembre 2008

Oser innover, oser l'écologie!


Le prix de l’énergie qui ne cesse d’augmenter et nos factures qui s’emballent, des phénomènes météo comme les ouragans qui frappent à répétition les populations les plus pauvres de notre planète, ce ne sont que quelques exemples pour illustrer l’enjeu le plus important pour notre environnement, voire notre survie, le changement climatique et l’utilisation du pétrole et du gaz.
On pourrait se dire qu’une augmentation de 2°C en moyenne de notre température ne serait pas trop « grave » surtout sous nos latitudes au climat un peu frisquet. Mais en réalité chez nous aussi, on assistera à des phénomènes de dérèglement extrêmes : tempêtes, fortes chaleurs, inondations.
Le pétrole devient plus cher et nous commençons à être obligés de modérer notre consommation pour deux raisons : pour réduire son impact sur notre budget et pour limiter les émissions de C02 (qui sont produites par nos voitures, nos appareils de chauffage, par les avions…).
Au sein de la Ville de Bruxelles on peut évaluer ce qui a été fait dans ce domaine depuis 2006 et le bilan, en toute honnêteté, est décevant et alarmant . Un peu comme si sans les écologistes, il n’était pas possible de mener des politiques environnementales d’envergure.
Certes, la Ville a voté la mise en œuvre d’un Agenda 21, un outil européen qui impose aux communes de tenir compte de l’environnement dans tous leurs domaines d’action. Le Conseil communal a aussi adopté, sous notre impulsion, une motion pour une Union Locale pour le Climat, qui prévoit d’autres actions à mener pour que la Ville réduise ses émissions de CO2.
Mais de la parole aux actes il y a un bout de chemin… et surtout on ne sent pas un élan commun de la majorité PS-CDH pour aller de l’avant et réaliser les changements nécessaires.
Quelques exemples pour illustrer ce propos : le Plan 1000 logements, prévoit, et il faut s’en réjouir, d’imposer une bonne qualité environnementale aux logements construits, mais il se met en place sans que la Ville soit à même de nous dire où sont prévues les écoles, les équipements de jeux, les transports publics pourtant indispensables aux habitants. Et le dialogue avec la population est difficile et ne fait pas partie intégrante de la démarche.
Autre exemple, la Ville a donné son accord à l’abattage de pas moins de 300 platanes dans l’avenue du Port, selon les experts en parfaite santé, alors que notre Ville a besoin justement de poumons verts.
Je reste néanmoins convaincue qu’il est possible de changer et de mener des politiques avec la participation des habitants , en vue de réduire sa facture énergétique par des aides à la rénovation et à l’investissement dans son logement, de penser la mobilité pour tout le monde : piéton, utilisateur des transports en commun, cyclistes et automobilistes, sans privilégier ces derniers et enfin de donner à notre santé et à celle de nos enfants une réelle priorité : cela s’appelle l’écologie politique et ce sont les propositions de changement que fait ECOLO.