Vert désir

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mercredi 26 novembre 2008

Monopoly entre amis


Peu connu le beau Planétarium se trouve aussi sur le plateau du Heysel

Ça fait presque un an que je m’informe sur l’évolution du dossier du stade du Heysel. Je me pose la question de savoir pourquoi, faut-il déménager ce stade. J’ai rencontré des habitants, des spécialistes du foot etc.
Et la question qui revenait toujours c’était quel est le sens d’aller construire sur un site, Schaerbeek-Formation qui présente des sérieuses difficultés : l’affectation urbanistique (je passe les détails mais si cela vous intéresse, je peux développer), le manque total d’accès, ce site est enclavé entre les voies de chemin de fer et il faudrait construire les rue, l’accès au Ring, les transports en commun (voyez l’investissement nécessaire), il faudrait dépolluer, faire partir la Sncb, ce terrain est en plus propriété du Fonds des infrastructure fédéral… enfin galère.
Je suis donc arrivée à la conclusion que la seule explication portait sur la volonté du PS/CDH de faire des profits énormes en transformant le plateau en vaste zones de bureaux, trois fois la Cité administrative de l’Etat (dont 100.000 m2 pour l’Europe), avec un centre commercial d’au moins encore 100.000 m2, plus un palais des Congrès et du logement. Vous pouvez cliquer ici pour voir le projet qui est proposé par la petite structure contrôlée par le PS qui est à la manœuvre.
Or le site présente un intérêt en tant que zone d'équipement collectif, zone touristique (populaire c’est vrai) et récréative. On appelle cela la valeur d’usage et le terrain n’a pas beaucoup de valeur marchande, mais si vous dérogez à l’urbanisme cela peut acquérir une grande valeur foncière. A suivre cette logique il n’y aurait plus de parcs, plus de squares, de jardins, plus de place pour les écoles, les salles de sport publiques etc. puisque cela ne « rapporte » pas assez.
Je plaide pour la revalorisation du site en se basant sur ces atouts et le respect d’un poumon vert pour les habitants.

mardi 18 novembre 2008

Quartiers durables à Bruxelles-Ville, yes we can !


Panneaux photovoltaïques installés sur le toit de mon immeuble, un geste pour réduire les émissions de CO2 !

Par ces temps de crise financière mais aussi et surtout de volonté de changement, il s’agit pour nous écologistes, de trouver les opportunités pour un nouveau modèle de développement. Celui-ci doit être basé sur une régulation publique, une économie tournée vers les investissements réduisant la facture énergétique et les émissions de C02 et répondre aux besoins des gens, par exemple en matière de logement. Il est intéressant au niveau local de se pencher sur la construction ou l’aménagement d’éco-quartiers.

A Bruxelles-Ville, par le biais du Plan 1000 logements les autorités sont en train de lotir les derniers « morceaux de ville » disponibles dans le nord de la ville. L’urgence d’accroître l’offre de logements accessibles est une nécessité à Bruxelles que personne ne conteste. Pour autant faut-il, sans beaucoup de réflexion sur l’après, sur la manière dont les futurs habitants devront se débrouiller, lancer les marchés, construire en ratant l’occasion de créer vraiment des quartiers d’avenir ?
La réflexion pour la mise en œuvre des éco-quartiers ou de « quartiers durables » est bien sur les rails à la Région. Hier Bruxelles Environnement organisait une matinée d’études sur ce sujet.

La démarche implique très fortement les politiques qui doivent avoir un projet et celui-ci doit correspondre à un certains critères :

-réduction de l’empreinte écologique ou de l’impact sur l’environnement : gestion de l’eau, des déchets, biodiversité, types de matériaux, commerces de proximité etc. - quartiers ou « morceaux de ville » basés sur une mobilité alternative à l’utilisation intensive de la voiture : déplacements piétons, cyclistes, en transport en commun, ou voitures partagées…
-bâtiments à basse consommation d’énergie ou passifs.
-bonne gouvernance : information et participation des habitants et des acteurs de la ville, offre d’équipements collectifs suffisants.

On se dit que Bruxelles pourrait vraiment améliorer la gestion de son urbanisme par une approche de ce type. Dans le cadre du plan logement, ce qui manque c’est justement cette vue d’ensemble, la volonté de faire du durable chaque fois ainsi que des recommandations voire des obligations pour les investisseurs privés. On créera ainsi une véritable « green economy » qui couplée à une formation adéquate dans nos institutions pourraient vraiment devenir des éléments de cohésion sociale et de développement durable.

vendredi 7 novembre 2008

Culture urbaine


Samedi passé j’ai participé à la visite de la Cité Administrative de l’Etat que la Régionale d’Ecolo organisait.
En effet deux ans après la finalisation du schéma directeur , la Ville de Bruxelles fait encore preuve d’incompétence en la matière, puisque elle n’a pas commencé l’élaboration d’un Plan particulier d’aménagement (PPAS) comme elle s’était engagé à le faire et le propriétaire du site tente par des permis d’urbanisme ou des faits accomplis de réaliser finalement le projet de bureaux, logements et commerces qu’y sont prévu.
En raison de toutes ses difficultés pour aménager des zones importantes comme celle-ci, de plus en plus des voix s’élèvent pour que la Région seule soit maître de la décision en matière urbanistique pour ces ZIR (zones d’intérêt régional).
Ce fut aussi l’occasion de revoir la destruction des jardins Péchère, sans permis d’urbanisme et sans surveillance particulière, alors que ces jardins sont inscrits dans la liste de sauvegarde du Patrimoine bruxellois. Les propriétaires du site ont envoyée une lettre à la Ville les informant de leur volonté d’entamer de travaux d’étanchéité du parking, et sans réaction de la part de la Ville, ont procédé aux travaux…
Ni vu ni connu. A la Ville on reconnaît l’erreur mais le mal est fait et démontre, si besoin en était que c’est un peu le foutoir ! 2 ans après son installation la majorité actuelle ne fait pas preuve d’une grande capacité de gouvernance loin s’en faut ! Et ce sont l’urbanisme, le patrimoine et les habitants qui en font les frais !