Vert désir

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mercredi 27 mai 2009

En 2009 pour 2019




Les débats électoraux ont changé de ton. Je n’ai pas l’occasion d’en voir beaucoup en direct, campagne oblige, mais j’ai été très frappée par les « ambiances » très différentes entre le huis-clos télévisuel opposant Jean-Michel Javaux à Di Rupo et celui opposant Milquet à Reynders.
Ce dernier ne portait pas la charge de tension du premier et cela malgré le manque d’entente supposé de ces deux présidents.

La tension était extrême dans le premier débat et les attaques de Di Rupo ont parfois été inouïes. Il a reproché, à Jean-Michel, des dérogations internes aux statuts d’Ecolo en faisant la comparaison avec les « problèmes » du PS. Hallucinant ! Le Président du PS ne connaît manifestement pas nos statuts (et on ne lui en voudra pas) dans lesquels les dérogations à certaines règles sont prévues et accordées ou non. Cela n’a rien à voir avec les conflits d’intérêt et le salaire du Ministre Donfut, ni au cumul de fonctions multiples telles que l’on en rencontre chez la grande majorité des élus PS.

Sur la question des taxes aussi on hallucine. Le PS n’est-il pas le parti qui a, à un moment, indiqué qu’il fallait revaloriser la fiscalité comme moyen d’action de la puissance publique? Ecolo propose, avec beaucoup de prudence d’ailleurs, d’orienter certaines dispositions fiscales, en matière immobilière par exemple, pour améliorer l’offre de logements, protéger les propriétaires et surtout garantir aux locataires un droit à un logement décent!

A Bruxelles Ecolo se prépare à assumer le leadership d’un « vrai projet de ville durable ».
C’est indispensable si l’on veut faire face aux défis sociaux et au grand défi du changement climatique. Cela représente une obligation de soutien aux secteurs économiques les plus novateurs en matière environnemental et sera donc créateur de richesse et d’emplois. A condition bien sûr de bien « coupler » la formation des travailleurs et futurs travailleurs, avec ces politiques d’investissement.

Nous avons dix ans pour réussir! Les coûts environnementaux, sociaux, économiques et budgétaires seront énormes si nous ne nous y attelons pas dès aujourd’hui.
C’est Le grand défi et Bruxelles doit le réussir!

mercredi 13 mai 2009

Bruxelles: b-green j-25



La campagne commence, dans un climat positif pour Ecolo et une très grande réceptivité à nos propositions. Mais il faut aussi reconnaître un sentiment d’incompréhension voir de rejet du politique et la récente démission du Ministre Donfut qui s’inscrit dans une suite de désastres ne va encore augmenter ce sentiment.
J’aime assez bien faire campagne, je crois que depuis 1989 j’ai fait toutes les campagnes à l’exception de celle de 2007. Les moyens dont dispose Ecolo, les outils informatiques ont évidement beaucoup évolué depuis ce moment-là, mais reste que ce sont des périodes de contact intense avec les citoyens, de débats et d’échange.
Avec le temps c’est vrai que je trouve plus facile de ne pas entrer dans des oppositions un peu stériles. Le changement que nous devons produire pour modifier notre système économique et faire face aux défis du dérèglement climat nécessiteront des très larges alliances. Mais la conviction forte que l’environnement doit vraiment être intégré dans nos décisions reste toujours un peu théorique chez la majorité de mes collègues d’autres partis.
On commande encore des voitures de service ou des bus au diesel, on n’installe pas de parking vélo systématiquement quand on aménage un nouveau bâtiment, on continue à privilégier la solution des grands travaux pour la relance, des infrastructures directement liées à l’utilisation indispensable de la voiture individuelle, tel les shoppings centers, les bureaux et les tunnels routiers. Alors que dans le même temps des objectifs très ambitieux sont proposés par des villes telles que Copenhague et Londres et que Bruxelles peut devenir plus durable ! Il s’agit d’approfondir ce qui a été fait en matière d’énergie par le Gouvernement à participation Ecolo, en élargissant l’action au logement, à l’économie, à la formation ! C'est là l'enjeu réel de ces élections régionales 20 ans après.