L'avenir de Bruxelles Ville/Région est un des défis principaux de la prochaine législature régionale.
Cet avenir se situe dans un contexte budgétaire difficile: L'étroitesse des moyens disponibles de la Région par rapport à ses missions ainsi qu’un budget fédéral ne pouvant répondre positivement à toutes les demandes. La crise financière est déjà passée par là et la crise économique va peser lourd avec une augmentation du coût du chômage comme conséquence, nous devons en être très conscients.
La Ville/Région devra gérer les montants dont elle disposera avec beaucoup d'attention, notamment en matière d'infrastructure.

En ce qui concerne la mobilité, cette marge de manœuvre limitée constitue peut-être un vecteur de réflexion pour un service adapté à la densité des quartiers concernés (et donc au nombre de voyageurs potentiels) et pour une offre de services plus large et moins chère, en soirée et pendant les week-ends avec des fréquences « urbaines » de 5 à 10 minutes d'attente (contre 15 ou 20 sur certaines lignes aujourd'hui). Les Villes européennes à l'avant garde réfléchissent les aménagements de la ville à l'occasion de redéploiements de nouvelles lignes de trams ou de couloirs de bus. A Bruxelles, le débat devrait porter, avec la participation des habitants, sur une ligne de tram allant vers le nord de Bruxelles-Ville où sont développés de nouveaux logements dans des quartiers déjà enclavés. En attendant, l'amélioration du bus 47 devrait constituer une priorité. (lien vers états généraux de bruxelles)

Dans un autre domaine, celui du PDI, l'occasion est donnée à Bruxelles d’endosser simultanément les rôles de Capitale Européenne et de Ville/Région pour créer un modèle dans le domaine de la réduction d'émissions de CO2 et dans celui d’une économie urbaine adaptée aux besoins de la ville. D'abord en donnant la priorité aux aménagements. Ensuite en proposant de véritables projets d'utilité collective: comme une mixité logement/bureaux/ équipements dans le quartier « européen », avec la récupération par la Région d'une partie de la plus-value réalisée par les promoteurs de manière à dégager des moyens pour les politiques de transport ou d'équipements publics. Une réflexion aussi sur le transport de marchandises et la possibilité réelle d'imaginer pour celui-ci la création d’un pôle combinant la voie d'eau, le train et la route. La rénovation du Stade du Heysel et l'abandon des projets spéculatifs de la Ville sur ce plateau ainsi que la réflexion sur l'amélioration des équipements existant sur le Plateau.

La ville compacte et mixte peut se développer et offrir plus de possibilités de logement et de travail, en devenant un pôle d'attractivité important pour sa périphérie tout en évitant l'étalement urbain. Il ne faut donc pas tomber dans le piège de la co-gestion des matières importantes par les autres régions ou par les communes entourant Bruxelles. En définissant clairement nos objectifs et notre modèle de développement durable Bruxelles dévient une Ville/Région où la participation des habitants et des autres usagers de la ville peut devenir un moteur de changement et d'amélioration.