Les négociateurs de l’Olivier ont accouché dimanche soir d’un accord politique. Ce document est disponible sur le site d’ECOLO. L’accord a ceci d’intéressant qu’il lie les trois mêmes formations politiques (ECOLO, PS et CDH) aux niveaux wallon, bruxellois et communautaire (Communauté française). Pour la Communauté française cela évite (une fois encore) la catastrophe budgétaire. Pour Bruxelles c’est l’opportunité de se doter de politiques plus adaptées, par exemple au niveau de l’enseignement. Suite à un engagement de l’Olivier sur la réduction du nombre de ministres il est très probable qu’ECOLO soit représenté à la Communauté française par un ministre wallon et un ministre bruxellois. Cela constituerait encore un gage de cohérence et de bonne adaptation des politiques aux différentes réalités régionales. Ceci tout en préservant la dimension communautaire importante.
L’accord bruxellois présente des aspects vraiment innovants. Par exemple ce lien fort « Alliance Emploi Environnement » qui parie sur l’environnement et le développement durable pour soutenir l’emploi. Le secteur de la construction et de la rénovation devrait particulièrement profiter de cette politique, avec entre autres la volonté forte de développer des filières de formation adéquates. Pour ce qui est de la performance énergétique des bâtiments le souhait de poursuivre et d’approfondir ce qui a été entamé durant la dernière législature est assez évident mais ceci de manière beaucoup plus ambitieuse. Chapeau !
Beaucoup de questions par contre en matière de mobilité et de projet urbain.
Le PDI est confirmé, et le PRAS serait modifié avant l’adoption du prochain Plan régional de développement durable (ancien PRD). La « révolution copernicienne » de l’environnement risque d'être moins perceptible.
Ensuite les risques pourraient exister de voir dépérir les noyaux commerciaux centraux si des actions politiques fortes ne sont pas menées. On les attend vivement. Par ailleurs la question des hôtels est peu abordée, dans un contexte où pourtant les demandes de permis se multiplient et que le secteur accuse la crise. Il faudra là aussi préciser ce qu’il en est.
La question de l’aménagement de l’espace public est aussi lacunaire. La hiérarchie et la priorité donnée à la marche, au vélo et aux transports de surface devront faire l’objet de plus amples précisions. A ce propos, la STIB doit entendre (et cela se retrouve bien dans l’accord) que le réseau qu’elle propose aux Bruxellois ne les satisfait pas. Multiplier les correspondances et accroître les temps de parcours ne constituent pas des solutions.
La place du vélo fait débat, il me semble important de lui consacrer une priorité, chaque aménagement nouveau devant proposer une place réelle dans les rues et avenues, protégée de préférence.
Demain auront lieu les assemblées générales d’ECOLO. Elles marqueront l’accord à la participation aux nouvelles majorités régionales et communautaires. Ces majorités seront véritablement les premières en Belgique à prendre en compte et à s’attaquer aux défis climatiques et environnementaux ! Enfin, c’est ce que les engagements de l’Olivier m’inspirent. Et vous ?