Vert désir

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jeudi 27 mai 2010

Table ronde sur l'avenir du Palais de Justice de Bruxelles

La justice bruxelloise doit rester dans le Palais que Poelaert a conçu pour elle, cela donne tout son sens à ce bâtiment exceptionnel. Anne Dirix, Vincent Lurquin et moi même, députés ECOLO avons eu le plaisir de débattre et échanger avec des architectes, F Metzger et F Schuiten et des représentants des avocats et des , magistrats, M. Buyle et L Hennart avec la présence de Jacques Vanderbiest et d'un public très concerné par le sujet.

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mercredi 10 mars 2010

Ecolo-Bruxelles-VIlle: Neder-over-Heembeek, à vous la parole !


Le mardi 9 mars, la locale Ecolo de Bruxelles-Ville organisait une concertation avec les habitants de Neder-over-Hembeek. Nous voulions établir un dialogue de manière à construire le plan d’ensemble pour le développement de NOH en accord avec les demandes des citoyens. Divers interlocuteurs se trouvaient autour de la table. D’une part les habitants de NOH. D’autre part, les politiques Ecolo dont Christos Doulkeridis, Secrétaire d’Etat en charge du logement à Bruxelles, Marcel Rijdams, membre du Conseil du CPAS de Bruxelles, et moi-même en tant que chef de groupe Ecolo à Bruxelles.

http://www.nohcomitedequartier.org/



Christos Doulkeridis a recontextualisé la politique du logement qui peut amener des questions légitimes dans le chef des habitants. Il a exprimé sa volonté d’intégrer au mieux cette politique à Neder. Il est vrai que lorsqu’on demande quelles sont les 3 premières priorités à un Bruxellois, le logement en fait partie. L’objectif est donc de concrétiser le droit au logement. Il faut avoir conscience que la situation est problématique pour les revenus les plus bas mais aussi pour les revenus moyens.

Le territoire de Bruxelles n’est malheureusement pas extensible pour des raisons politiques. Cependant, notre capitale va bientôt faire face à un défit démographique suite à l’augmentation de la population y vivant et l’afflux de personnes venant de l’étranger. Saviez-vous que vers 2020 nous aurons 170.000 habitants en plus en Région bruxelloise ? Les listes d’attente pour un logement social s’élèvent déjà aujourd’hui à 50.000 ménages, indépendamment des 170.000 personnes supplémentaires prochainement à Bruxelles.

Les grandes villes attirent généralement la population la plus précarisée. Mais le prix du foncier devient de plus en plus cher. Et les conflits entre terrains augmentent (entre espaces verts et logements par exemple). Actuellement, les pouvoirs publics interviennent à hauteur de 10% dans l’offre de logements publics à finalité sociale. L’objectif est d’atteindre 15%. Pour y parvenir, il faut trouver des bâtiments.

On trouve aujourd'hui à Bruxelles 1,1 million de m2 de bureaux vides sont . L’idéal serait de les transformer en logement et de créer des projets mixtes. Il s’agit de mélanger du logement social avec du logement moyen ou des espaces ayant d’autres fonctions comme des crèches. Il est impératif de rénover l’existant c’est-à-dire le patrimoine public. Le budget à cette fin est de plus de 200 millions d’euro pour une période de 4 ans. Mais il faudra aussi continuer à construire.


Le précédent Plan logement était parvenu à l’équilibre financier mais ne tenait pas compte de la qualité des bâtiments sur le terrain. Lorsqu’on fait appel aux pouvoirs publics, ceux-ci ont ensuite la contrainte de construire. On finit par construire un peu n’importe où pour atteindre son quota. Les terrains ne sont pas toujours où on veut et ne sont pas toujours en bon état (par exemple équipés d’égouts). Christos Doulkeridis a abandonné certains projets qui tenaient sur le papier mais qui par leur mauvaise localisation ou la non-garantie d’intégration dans le quartier étaient irréalisables.

Dans le cas de Neder-Over-Heembeek, l’accessibilité de cette partie de la Ville, est remise en cause par ses habitants. En effet, celle-ci est enclavée. De plus, les infrastructures, telles que les transports, ne sont pas toujours à la hauteur. Il faut tenir compte du terrain qui est spongieux et abrite de nombreuses sources. La préservation de la promenade verte est essentielle. Et on dépasse déjà les 20% de logements sociaux et moyens. Cependant, NOH va accueillir encore 2000 habitants d’ici 2012.

Le Secrétaire d’Etat en charge du logement à Bruxelles a répondu aux questions et inquiétudes des Neder-over-hembeekois. Il reconnaît l’urgente nécessité d’obtenir une vision d’ensemble, une concertation globale. Les projets viennent de différents acteurs (Ville de Bruxelles, CPAS de Bruxelles, Région bruxelloise) ce qui crée des soucis de coordination.



En ce qui me concerne, je demande si la réalisation d’un Schéma de développement pour Neder-Over-Heembeek n'aiderait pas à avoir une vue d’ensemble et à sauvegarder le caractère vert de la commune.

Les 15% de logements publics à finalité sociale rencontrent une attente certaine de la part de la population. Néanmoins, toutes les communes ne sont pas dans la même situation pour les accueillir. Certaines refusent parfois de participer au Plan logement. Neder-Over Heembeek fait déjà face à une sollicitation très importante.
En ce qui concerne le projet Bruyn et en raison de sa proximité avec l’héliport, le Ministère de la défense a émis un avis négatif. Le projet sera rediscuté au comité. Dans le cas du Molenblok, un permis avait été introduit et délivré. Mais suite à un recours, il a été annulé. L’intérêt d’une bonne entente entre la commune, la Région et les habitants ressort des discussions. Il faut veiller à respecter les gabarits des immeubles voisins, faire des avancées au niveau de la voirie et ne pas poser de problème de mobilité.

Christos Doulkeridis s’est montré favorable à introduire des propriétaires dans l’ensemble des logements sociaux, moyens, des équipements collectifs et des commerces. Il a rappelé sa volonté de maintenir le travail du Fond du Logement au niveau des aides octroyées sous forme de prêt social. 900 prêts sont prévus pour l’année 2010.

De manière à atteindre l’objectif du droit au logement pour tous, la locale Ecolo de Bruxelles-Ville s’engage à rassembler les éléments pour concevoir une vue d’ensemble, à partir des atouts de Neder-Over-Heembeek dans la réalisation des projets, à renforcer les équipements mais surtout à écouter les habitants. Ce n’est que dans la qualité du dialogue qu’on avance !

mardi 2 mars 2010

Jouons au député : de Cureghem au Parlement!


Ce mardi matin, à la demande d’André Drouart, professeur et ancien député, j’ai reçu avec Christos Doulkeridis les élèves de 6ème année secondaire de l’Institut Notre-Dame de Cureghem au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ceux-ci venaient pour découvrir le fonctionnement du Parlement. L’enjeu était de taille ! Un jeu de rôle était organisé de manière à mieux comprendre les règles démocratiques et mécanismes de discussions qui permettent au final de voter une loi.



Christos, qui est un ancien élève de l’Institut, et moi-même avons relevé le défi ! Nous avons débuté avec une explication du fonctionnement des institutions régionales bruxelloises.



Ensuite, nous avons fait place à la jeunesse. Dans l’optique du jeu de rôle, les élèves avaient préparé 5 propositions de loi. Celles-ci reflétaient leurs attentes par rapport à la société. Un accès à des études supérieures et à un logement, une école plus juste ou encore des services de qualité accessibles à tous sont autant de projets qui leur tenaient à cœur. Ils ont dès lors discuté des pour et des contre pour chacune de ces propositions et tout cela au sein de l’hémicycle. Et enfin, le vote a lieu.



La matinée s’est achevée par une série de questions informelles posées par des futurs députés, qui sait ?

mercredi 3 février 2010

Et si on habitait dans un bureau ?


Les problèmes de logement et ses dérives ont été débattus ce mercredi 3 février lors de la Commission Aménagement du territoire au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale que je préside. Incroyable mais vrai : alors que Bruxelles manque cruellement de logement, 1,1 million de m² de bureaux sont vides ! Plus inquiétant, on continue malgré tout à octroyer des permis de construction pour mettre en place de nouvelles zones de bureau…



On est face à des données contradictoires, comme l’explique Ecolo au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. « Le taux de vacance des bureaux est très haut tandis qu’on observe une extrême carence pour le logement. Et cela ne va pas s’améliorer avec l’augmentation démographique ! ». Les propositions de construction de nouveaux bureaux perdurent. Mais les demandes en matière de bureaux diminuent…

Alin Maron, député Ecolo, dit:"Ces paradoxes produisent deux risques. D’une part, on peut assister à un effet de translation. Les bureaux déménagent vers un nouvel emplacement et laissent vacants des espaces dont la réaffectation en logement est souvent impossible. Sans oublier que ces espaces abandonnés sont souvent difficilement accessibles en transport public et peu performant en matière d’énergie. D’autre part, la lenteur de la mise en place des projets pose problème. La planification de construction de bureaux se fait très longtemps à l’avance. Et les espaces vacants ne sont parfois pas agréables pour les habitants du quartier concerné."

Face à ces écueils, l’idée d’un moratoire émerge. Mais le FDF, ne l’entend pas de cette oreille. « On assiste aujourd’hui à une diminution du m² par travailleur. » La reconversion des bureaux en logement n’est pas toujours possible et est souvent coûteuse. Le FDF estime que l’intervention du législatif n’est pas toujours nécessaire pour construire. Des solutions plus souples pourraient être trouvées : polyvalence des immeubles, travailler sur le PRDD, développer les transports,… « Le marché n’est pas idiot. Cela se régulera aussi de soi-même. »

Le Ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de l’Aménagement du territoire explique que cette situation découle d’un débat et d’une ligne directrice du Plan Régional de Développement datant des années 90. Aujourd’hui, lorsqu’on fait l’examen de la situation immobilière, on doit tenir compte de la crise. Un nouveau Plan Régional de Développement est d’ailleurs en cours. L’Observatoire des Bureaux constate que les demandes pour des superficies destinées à des bureaux sont très réduites. En effet, les 68 000 m² demandés en 2007 sont passés à 48 000 en 2008.

Sans négliger le fait qu’il existe des effets de retard : en 2010 et 2011 quelques 430 000 m² de bureaux sont attendus suite à la délivrance de permis les années précédentes. Mais depuis 3 ans, on assiste à un réel ralentissement.

Malgré ce ralentissement, il faut réfléchir à quelle forme donnée à un moratoire, selon Charles Picqué. Ce moratoire pose néanmoins question : même si celui-ci est ciblé il est nécessaire de faire attention aux législations européennes en termes de concurrence. Quels vont être les critères sur lesquels se basera le moratoire ? Sur base des m², de la vacance, des transports publics, de la durée ? Il est certain qu’à ce stade-ci il faut mettre un dispositif en œuvre tout en ciblant les mesures. Les zones de bureaux devraient être mieux desservies par les transports publics afin que cela puisse aussi être mélangé avec des logements. L’accessibilité est essentielle !

Il faut donc intégrer les carences en infrastructures publiques quand un dossier est examiné. Tenir compte des transports publics en un premier temps et de l’utilité en termes de marché en un deuxième temps. D’autres outils peuvent aussi être mis en place tels que la fiscalité différenciée. Si un espace destiné à des bureaux est vide, le propriétaire devra payer un impôt supplémentaire. Tandis que s’il décide de reconvertir cet espace en logement, une diminution d’impôt sera effectuée. Effectivement, l’idéal est que la réglementation pousse à la reconversion.

Un moratoire généralisé peut s’avérer dangereux, tout comme le fait de ne rien faire… Il faut donc nuancer le cadre en précisant les critères du moratoire. Le débat est loin d’être clos !

mercredi 14 octobre 2009

Bruxelles a le plus beau parking du monde !



Le Parc de Bruxelles, compte parmi les plus renommés sinon le plus renommé des parcs de la région. Il faut dire que peu de parcs bruxellois rassemblent comme lui autant de qualités paysagères et environnementales, et de qualités patrimoniales et historiques. Car ce parc ne constitue pas uniquement la plus vaste poche de verdure du Pentagone, il constitue aussi un lieu d’art et d’histoire sans pareils à Bruxelles.
La gestion de ce parc est à la charge de la Ville de Bruxelles depuis le début du 19ème siècle. Aujourd’hui, cette gestion (gardiennage et entretien pour l’essentiel) est encadrée par une convention passée entre le Fédéral, la Région et la Ville, qui stipule les obligations de chaque partie. Très dégradé au début des années 1990, le parc a fait l’objet d’une campagne de restauration active dans le cadre de Beliris achevée en 2001 : arbres malades abattus et arbres replantés, bosquets revivifiés, chemins retracés, mobilier rajeuni...
Cette reprise en main énergique du parc date donc de moins de 10 ans. Force est d’avouer qu’à s’y promener aujourd’hui on peine à croire que cela date de si peu de temps. Ce qui selon son statut devrait constituer une vitrine de Bruxelles oscille aujourd’hui entre dégradations multiples, concentration de détritus, infractions en tous genres, atteintes au patrimoine (vitres cassées des pavillons d’entrée...), et même emplacements de parking...
En effet, la couleur des bancs qu’on trouve dans le parc est souvent plus celle de tags que celle de leur peinture d’origine. Des tags persistants touchent pareillement statues, murets, panneaux et autres mobiliers urbains. Je m'interroge sur la méthode utilisée aujourd’hui par la Ville pour l’entretien quotidien du mobilier urbain, et la protection du patrimoine du parc. La situation est devenue à ce point calamiteuse qu’il semble aujourd’hui nécessaire de lancer une nouvelle grande opération de restauration, et de changer en profondeur les méthodes d’entretien quotidien.
Le parc a été transformé en parking à ciel ouvert pour les camions du service des espaces verts de la Ville, côté rue Ducale. Un espace a été aménagé à cet effet, et cela sans permis ni autorisation aucune. Cela constitue une preuve de la négligence dans la gestion de ce parc classé. En ce qui me concerne je considère qu'une autre solution doit être trouvée pour le stationnement des camions du service, plus conforme à la préservation des espaces verts et du patrimoine historique de Bruxelles.
La gestion des massifs de plantations en talus pose également question partout de la terre nue entre les pieds des maigres buissons. Conséquences: la terre est lessivée par la pluie et se répand dans les allées, les plantations souffrent de la sécheresse, les racines des arbres se dénudent, l'aspect des massifs est triste, le moindre déchet est immédiatement visible. Pourtant, cette méthode d'aménagement des massifs n'est plus utilisée dans les autres parcs de Bruxelles, notamment ceux gérés par la Région, qu'ils soient classés ou non. Depuis longtemps on préfère utiliser dans les massifs de plantations des plantes couvre-sol (comme des lierres par exemple), qui stabilisent les terres et donnent aux parcs un aspect verdoyant toute l'année, en même temps qu'ils offre un refuge à la faune.
Ces nombreux éléments épars sont assez édifiants. J’aurais pu même en présenter d’autres. La situation en tout cas ne peut plus continuer ainsi. Tant pour l’image de Bruxelles, que pour la verdurisation du Pentagone, la sauvegarde du patrimoine, le respect d’un site historique capital,
ou la cohérence d’un ensemble urbain d’exception, la Ville de Bruxelles doit agir.

mercredi 17 juin 2009

Les défis de Bruxelles



L'avenir de Bruxelles Ville/Région est un des défis principaux de la prochaine législature régionale.
Cet avenir se situe dans un contexte budgétaire difficile: L'étroitesse des moyens disponibles de la Région par rapport à ses missions ainsi qu’un budget fédéral ne pouvant répondre positivement à toutes les demandes. La crise financière est déjà passée par là et la crise économique va peser lourd avec une augmentation du coût du chômage comme conséquence, nous devons en être très conscients.
La Ville/Région devra gérer les montants dont elle disposera avec beaucoup d'attention, notamment en matière d'infrastructure.

En ce qui concerne la mobilité, cette marge de manœuvre limitée constitue peut-être un vecteur de réflexion pour un service adapté à la densité des quartiers concernés (et donc au nombre de voyageurs potentiels) et pour une offre de services plus large et moins chère, en soirée et pendant les week-ends avec des fréquences « urbaines » de 5 à 10 minutes d'attente (contre 15 ou 20 sur certaines lignes aujourd'hui). Les Villes européennes à l'avant garde réfléchissent les aménagements de la ville à l'occasion de redéploiements de nouvelles lignes de trams ou de couloirs de bus. A Bruxelles, le débat devrait porter, avec la participation des habitants, sur une ligne de tram allant vers le nord de Bruxelles-Ville où sont développés de nouveaux logements dans des quartiers déjà enclavés. En attendant, l'amélioration du bus 47 devrait constituer une priorité. (lien vers états généraux de bruxelles)

Dans un autre domaine, celui du PDI, l'occasion est donnée à Bruxelles d’endosser simultanément les rôles de Capitale Européenne et de Ville/Région pour créer un modèle dans le domaine de la réduction d'émissions de CO2 et dans celui d’une économie urbaine adaptée aux besoins de la ville. D'abord en donnant la priorité aux aménagements. Ensuite en proposant de véritables projets d'utilité collective: comme une mixité logement/bureaux/ équipements dans le quartier « européen », avec la récupération par la Région d'une partie de la plus-value réalisée par les promoteurs de manière à dégager des moyens pour les politiques de transport ou d'équipements publics. Une réflexion aussi sur le transport de marchandises et la possibilité réelle d'imaginer pour celui-ci la création d’un pôle combinant la voie d'eau, le train et la route. La rénovation du Stade du Heysel et l'abandon des projets spéculatifs de la Ville sur ce plateau ainsi que la réflexion sur l'amélioration des équipements existant sur le Plateau.

La ville compacte et mixte peut se développer et offrir plus de possibilités de logement et de travail, en devenant un pôle d'attractivité important pour sa périphérie tout en évitant l'étalement urbain. Il ne faut donc pas tomber dans le piège de la co-gestion des matières importantes par les autres régions ou par les communes entourant Bruxelles. En définissant clairement nos objectifs et notre modèle de développement durable Bruxelles dévient une Ville/Région où la participation des habitants et des autres usagers de la ville peut devenir un moteur de changement et d'amélioration.

mercredi 13 mai 2009

Bruxelles: b-green j-25



La campagne commence, dans un climat positif pour Ecolo et une très grande réceptivité à nos propositions. Mais il faut aussi reconnaître un sentiment d’incompréhension voir de rejet du politique et la récente démission du Ministre Donfut qui s’inscrit dans une suite de désastres ne va encore augmenter ce sentiment.
J’aime assez bien faire campagne, je crois que depuis 1989 j’ai fait toutes les campagnes à l’exception de celle de 2007. Les moyens dont dispose Ecolo, les outils informatiques ont évidement beaucoup évolué depuis ce moment-là, mais reste que ce sont des périodes de contact intense avec les citoyens, de débats et d’échange.
Avec le temps c’est vrai que je trouve plus facile de ne pas entrer dans des oppositions un peu stériles. Le changement que nous devons produire pour modifier notre système économique et faire face aux défis du dérèglement climat nécessiteront des très larges alliances. Mais la conviction forte que l’environnement doit vraiment être intégré dans nos décisions reste toujours un peu théorique chez la majorité de mes collègues d’autres partis.
On commande encore des voitures de service ou des bus au diesel, on n’installe pas de parking vélo systématiquement quand on aménage un nouveau bâtiment, on continue à privilégier la solution des grands travaux pour la relance, des infrastructures directement liées à l’utilisation indispensable de la voiture individuelle, tel les shoppings centers, les bureaux et les tunnels routiers. Alors que dans le même temps des objectifs très ambitieux sont proposés par des villes telles que Copenhague et Londres et que Bruxelles peut devenir plus durable ! Il s’agit d’approfondir ce qui a été fait en matière d’énergie par le Gouvernement à participation Ecolo, en élargissant l’action au logement, à l’économie, à la formation ! C'est là l'enjeu réel de ces élections régionales 20 ans après.

dimanche 26 avril 2009

Bruxelles: b-green


Journée découverte parmi les nombreuses activités organisées à Bruxelles ce dimanche. La première découverte est celle de l'expo "Vivre sans pétrole" ou comment les étudiants en communications présentaient des enjeux tels que la mobilité, les agro carburants, l'économie verte etc. Coup de cœur pour la présentation des enjeux liés à la construction des maisons passives et pour bee-green , une analyse sur la question des politiques de mobilité, assez cruelle pour Bruxelles où "on fait tout le temps des plans » sans aller suffisamment dans leur finalisation. Visite ensuite des jardins, sur le plateau Avijl à Uccle, un jardin entièrement naturel avec des espèces indigènes et une « cabane végétale ».

Et enfin la visite d’un jardin tout en profondeur, Vieille rue du Moulin. Bruxelles recèle vraiment des trésors en matière d’espaces verts et de biodiversité.
Avant les semaines de campagne qui viennent ce fut un vrai plaisir de rencontrer à la fois des jeunes qui réfléchissent très fort aux solutions d’avenir et à une économie nouvelle sobre dans l'utilisation de l' énergie et des passionnés des jardins et de la ville.
C'est engagements sont significatifs d'un changement réel en faveur d'une prise en compte de l'environnement dans la vie quotidienne. Partout dans la ville les affiches électorales commencent à appraître et les gens vous interpellent sur celle-ci. Dans un ton assez positif d'ailleurs.

jeudi 26 mars 2009

Heysel, des études pour mieux faire de la spéculation et les pouvoirs publics font de la promotion immobilière!



La présentation par le Collège de la Ville de Bruxelles du lancement d'un master plan pour le Plateau du Heysel demande que l'on s'interroge sur la volonté de la majorité de rentabiliser en le lotissant largement ce grand espace qui au Plan Régional d'affectation du Sol, disposition légale et obligatoire) se trouve en zone d'équipement d'intérêt collectif et de service public.
Les prescriptions du Pras pour les zones d'équipement collectif ou de service public stipulent que:
8.1. Ces zones sont affectées aux équipements d'intérêt collectif ou de service public ainsi qu'aux logements qui en sont le complément usuel et l'accessoire.
8.2. Moyennant mesures particulières de publicité, ces zones peuvent être affectées aux logements et aux commerces de taille généralement faible qui constituent le complément usuel et l'accessoire de ces zones.
8.3. Les caractéristiques urbanistiques des constructions et des installations s'accordent avec celles du cadre urbain environnant ; leurs modifications sont soumises aux mesures particulières de publicité.
Les abords des constructions et installations des équipements d'intérêt collectif contribuent à la réalisation du maillage vert.
Moyennant due motivation par des raisons économiques et sociales et moyennant plan particulier d'affectation du sol, ces zones peuvent bénéficier des prescriptions particulières applicables en zone de forte mixité.
En septembre dernier, à la surprise générale , la SA ECXS a répondu à un appel à candidatures de la Commission Européenne pour 100.000 m2 de bureaux destinés à l'Europe. Au total quelque 600.000 m² nouveaux seraient construits sur le plateau (bureaux, centre commercial, hôtels, centre de congrès, logements). Des nombreuse questions ont été soulevées sur cette manière de faire.
Hier encore à un colloque réunissant les spécialiste, le représentant de Cb Richard Ellis, indiquait que par ces temps de crise, il y avait à Bruxelles trop de projets de "shopping centers" , dont celui envisagé par le master plan pour le Heysel de plus de 100.000 m2, un mega centre commercial "à vocation nationale". Si la plupart des intervenants sont convaincu s qu'un tel projet nécessite une révision du PRAS, d'autres prétendent qu'on peut s'en passer. Cela augure en tous les cas d'un long processus de recours possibles.
Je ne peux que regretter que par pur intérêt de financement et alors que la viabilité même de tous ces projets n'est pas assurée, la Ville de Bruxelles recherche à rentabiliser le Plateau du Heysel.
La valeur de la zone récréative et touristique du Plateau mérite que l'on s'y penche mais dans le cadre d'une réflexion sur la nécessité pour Bruxelles de disposer d'équipement, de zones de loisir et de sport, alors même que des logements et des bureaux se développent partout ailleurs dans la ville. Pour mémoire rappelons que le Collège a décidé également, via un Ppas, d'autoriser la construction de 400.000 m2 supplémentaires de bureaux dans le quartier Arts- Loi, destinées à l'Europe.
La ville durable doit être pensée dès aujourd'hui. Les espaces verts, parcs ou autres méritent d'être entretenues voir agrandis. Les échevins jouent sur les mots puisque l'on ne peut contruire 600.000 m2 nouveaux sans réduire les espaces verts, même si on ne touchera pas aux parcs en tant que tels, qui bénéficient aussi d'une protection particulière dans le Pras. Les noyaux commerciaux existants rue Neuve, Louise, Bockstael ou De Wand méritent que l'on s'y investisse et les options du Master Plan vont dans la direction contraire.
Je regrette aussi qu'aux yeux de la majorité Ps/Cdh les instruments régulateurs de l'urbanisme ne semblent avoir aucune valeur. Par ce projet la Ville de Bruxelles revient à l'époque que l'on croyait révolue à jamais des grands projets spéculatifs de Vandenboeynants et Michel Demaret qui ont fait tant de tort.

mercredi 4 mars 2009

A propos des logements vides au-dessus des commerces.



Aujourd'hui, j'ai d'abord participé à une partie de la matinée d'études organisée par Atrium en collaboration avec la Délégation pour le Développement de la Ville portant sur les immeubles vides au-dessus des commerces. Pionnière dans ce travail de contact et de recherche de solutions adaptées « au cas par cas » ,la Délégation au Développement de la Ville structure opérationnelle mise en place par ECOLO à la Ville de Bruxelles en 1998, est reconnue aujourd'hui par les autres partenaires.
Ces immeubles en partie vides est importante puisque dans notre ville des nombreuses personnes cherchent un logement, et que selon certains il pourrait y avoir 750 immeubles concernés et donc autant et plus des logements disponibles !
Les étages vides au-dessus des commerces contribuent à une mauvaise l'image de la ville, au sentiment d'insécurité et à la dégradation du patrimoine bâti et sont en contradiction avec le principe même de la ville durable qui implique la compacité et la mixité urbaines.
Beaucoup de raisons donc de s'y attaquer. Et cela peut marcher ! A ce colloque des locataires et des propriétaires « heureux » de la solution trouvée, ce sont exprimés.
Et du côté des AIS (Agences Immobilières Sociales) il y a aussi des exemples réussis d'occupation, dans ce cas, avec l'avantage qu'il s'agit de loyers plus accessibles aux revenus bruxellois.
Moment comique, un des investisseurs présents se plaint de la durée dans le traitement des permis à Bruxelles, 1 an et demi à 2 ans, selon les cas. L'échevin actuel, toujours prompt à critiquer son prédécesseur intervient pour dire qu'il a hérité d'une situation mais … et l'investisseur de l'interrompre en affirmant que c'est pire maintenant ! C'est vrai qu'après deux ans dans la fonction on peut s'interroger non pas sur l'héritage, mais sur les décisions...
Pour en finir avec le sujet des étages vides au-dessus des commerces, il y a là une piste intéressante, pour mettre sur le marché rapidement des logements et des outils comme les AIS s'avèrent très intéressants, à suivre donc.
Du colloque je suis passée à l'inauguration du nouveau Centre Culturel l'Espace Magh, un espace pour l'expression de la culture et des arts du Maghreb et du pourtour de la Méditerranée. Les lieux sont beaux, le projet culturel très emballant, seule gène, l'omniprésence du Ps qui s'est complètement approprié ce projet, dont personne ne conteste qu'il ait été initié et porté par des représentants du Ps mais qui a pu aussi être soutenu par d'autres, et puis qui s'adresse ou devrait s'adresser à tout le monde, selon le principe, d'égalité !

vendredi 13 février 2009

Urbanisme "tout au bureau" qui ne respecte pas les engagements pris?



"Travaux du Jardin Péchère, réalisés sans permis à la veille des journées du Patrimoine en septembre 2008!"



Les habitants du Quartier Notre Dame-aux-Neiges et l’Arau et Inter environnement on lance un cri d’alarme sur les conséquences réelles que l’absence de PPAS aura sur la réalité de la réalisation des logements prévus sur le site. Des habitants vont d’ailleurs interpeller le Collège de la Ville de Bruxelles à ce sujet.
En effet nous sommes revenus dans un processus assez classique à Bruxelles : par manque de planification on se retrouve sous la menace de maintien d’un « chancre » et on autorise la réalisation de bureaux, sans vue d’ensemble et sans respecter les engagements pris. Le logement devrait suivre… mais les déclarations de l'Echevin de l'Urbanisme indiquent qu'il est dans l’impossibilité de garantir la réalisation de l’ensemble.
Cette situation est d’autant plus regrettable que la Ville avait depuis 1999 une convention avec un bureau d’études pour réaliser les études préalables et le PPas. Pour rappel l’Arrêté régional du 29 juillet 2007 dispose en ce qui concerne le PPas qu’il « doit veiller à la réalisation concomitante de logements et des bureaux ».
Par ailleurs la décision du Collège du 13 décembre 2007 indique qu’il faut « prévoir l’implantation d’une nouvelle école primaire, implanter 5.000 m2 de commerces, de prévoir l’implantation d’une crèche et de fixer un minimum de 25% de logements de type conventionnel et de 25% de logements de type social par rapport à l’ensemble des nouveaux logements sous réserve de faisabilité pour le logement de type social ».
En 2007 la Ville a pris une décision lourde de conséquences pour le site de la Cité Administrative, à savoir la décision de confier la réalisation d’un Plan Particulier d’aménagement aux services de la Ville. La Cité Administrative a déjà connu un peu glorieux épisode de destruction du jardin Péchère d’origine et de sa reconstruction obligée suite à une négligence dans le traitement du courrier par les services, selon l’avez-vous-même relaté à la presse.
Je demande une vue d’ensemble et le respect des conditions déjà acceptées par des décisions antérieurs. Sinon à quoi servent tous ses engagements officiels ?

vendredi 9 janvier 2009

Bruxelles peut changer!



Très bonne année à tous, que 2009 soit belle et douce pour chacun!

A Bruxelles, l'année 2009 démarre bien. En effet demain après-midi aura lieu le lancement des "États Généraux de Bruxelles!" Ce processus voulu par les « forces vives » de la Ville-Région s’annonce assez passionnant. On sent bien qu’après 20 ans de Région, il importe de réfléchir aux projets d’avenir, en partant de ce qui a été fait et des enjeux futurs. Ce processus s’inscrit dans une tradition à Bruxelles, la volonté du secteur associatif de proposer solutions d’avenir.

Pour moi la Charte des États Généraux est un formidable début, un seul bémol, je ne partage pas la demande de création d’une « Communauté Urbaine », dont les contours institutionnels ne sont pas très clairs et qui risque en réalité d’affaiblir la capacité des bruxellois de gérer leur ville, par une sorte de « mise sous tutelle » des entités qui l’entourent.

Lundi je participerai au séminaire consacré à la mobilité. L’étude qui ouvre le débat démontre que le « tout à la voiture » a caractérisée les choix en cette matière.

La réduction de la circulation urbaine en faveur des autres modes de transport est un objectif essentiel. Ses effets seront très positifs : meilleure mobilité pour tous, réduction de la pollution de l’air, réduction des émissions de CO2, amélioration de la santé des habitants, de la sécurité, réduction du bruit. En outre elle entraînera une amélioration du cadre de vie et rendra possible la requalification et l’embellissement de l’espace public.

Je développe une réflexion à ce sujet, « Bruxelles Mobile et Verte ? » paru dans la revue d’Etopia. N’hésitez pas à me faire part de vos réactions et rendez-vous samedi et lundi aux « États Généraux de Bruxelles » !

vendredi 19 décembre 2008

Oui au Stade sur le Plateau du Heysel revalorisé!



La Ville de Bruxellois doit arrêter de faire de l'urbanisme « casino » et commencer à réfléchir à un projet durable et participatif de revalorisation du Plateau du Heysel.
Pour illustrer encore le peu de sérieux de la manière dont le Collège gère rappelons que récemment l’échevin des Sports CDH, Bertin Mampaka avait étonné tout le monde en effectuant un virage à 180° pour soutenir l’emplacement du Stade à Schaerbeek- Formation !
Une nouvelle étude vient de confirmer que la réalisation d'un stade de football conforme aux règles de l’UEFA, qui soit raisonnable dans ces aspects budgétaires et raisonnable dans les délais n'est possible en Région Bruxelloise.
Cela rejoint l'opinion que j'ai exprimée depuis plus d'un an.
La Ville doit maintenant élaborer un programme avec ses options urbanistiques, pour le Plateau à partir de l'option du maintien du stade au Heysel et elle doit le soumettre à un débat public et participatif.
Pour moi le Plateau du Heysel doit être renforcé, comme le prévoit le Pras (Plan d'affectation du sol) comme poumon vert pour les habitants, en pôle récréatif, d’équipements et de sports, avec le maintien des terrains utilisés par les clubs amateurs, en pôle de tourisme populaire avec Mini-Europe et Océade et la Ville doit œuvrer pour revaloriser l'attractivité du Planétarium.
La mobilité et la place consacrée au stationnement doivent être totalement repensées de manière à lutter contre le gaspillage d'espace.
La Ville de Bruxelles doit reprendre le pilotage du projet pour le Heysel et non pas la SA EXCS, filiale de l’Asbl Palais des Expositions, elle-même issue de l’Asbl Foire Internationale de Bruxelles. Cela permettra de gagner de la transparence dans la prise de décision.
Dès la rentrée j’adresserai au Collège de la Ville une interpellation sur sa position sur l’emplacement du stade, le réaménagement du Plateau du Heysel, la participation des habitants et le coût et l’activité de la société ECSX.

mardi 16 décembre 2008

Bush au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles.... we need change !



Ambiance au Conseil Communal de Bruxelles-Ville lundi. L'ordre du jour était chargé, à 15 heures « section spéciale » c'est-à-dire séance de travail sur le budget. Puis à 14 heures Conseil Communal « normal », avec plus de 200 points à l'ordre du jour et pour terminer à partir de 18 heures 30 discussion du budget 2009 de la Ville.
Début de séance, un classique la majorité n'est pas en nombre il faut attendre que les bacs se garnissent. Encore un demie heure de perdue.
Les débats commencent et durent longtemps, cela agace évidement et ennui. On ne se tient plus, sandwichs, petit tour dans la salle d'à côté et puis quelqu'un découvre que sur You -Tube on retrouve Bush en train d'échapper aux projectiles du journaliste irakien. C'est plus drôle que la séance et on se regroupe sur les bancs du Conseil, mais aussi sur ceux du Collège pour regarder les écrans d'ordinateur. Le Bourgmestre poursuit les débats sans broncher, c'est pourtant un spectacle assez bizarre!
On discute des inscriptions dans les écoles de la Ville, de l'extension de la Zone Confort, des investissements immobiliers de la Régie foncière, de l'aménagement de la Place de la Monnaie, de 630 millions d'euros du budget.
Fin de séance vers minuit. Le budget est voté, pas vraiment dans une volonté de transparence et d'information mais les apparences de la démocratie sont sauves, les apparences seulement!

mercredi 3 décembre 2008

Penser l'économie "verte"

Il est à noter que le réchauffement climatique et le monde de l'après-pétrole sont des thèmes de plus en plus présents dans les discours politiques.

Pour moi c'est une très bonne chose, face aux enjeux: notre survie, les coûts économiques et le risque réel de renforcer encore les inégalités sociales.
Ces problématiques impliquent une action forte. Celle-ci ne sera pas suffisante sans les ECOLOS, mais nous savons qu'elle demande l'implication des autres forces politiques ainsi que celle de acteurs économiques les plus novateurs et celle des mouvements sociaux.

Mais il faut constater que beaucoup n'intègrent pas encore que cela signifie que les investissements doivent changer d'orientation.
Prenons le cas des « shoppings centers ». Rien que sur territoire de la Ville de Bruxelles, il y a un projet privé sur les anciennes usines Godin en bordure du Canal (près du pont Van Praet), un hypothétique projet prévu dans le PDI (Plan de développement International pour Bruxelles) sur le site du Heysel et un autre sur le site de Schaerbeek-formation.
En bordure du Ring, sur Machelen en Région flamande il y a également une demande de permis d'urbanisme déposée pour un autre projet du même genre!

Les « shoppings » sont conçus pour être accessibles essentiellement en voiture, ce modèle sera vite dépassé.
Penser le commerce dans le cadre d'une mobilité « douce », dans les quartiers urbains est notre enjeu d'avenir.

N'hésitez pas à me faire part de vos réactions, il y a aussi un article intéressant que je vous invite à lire,dans le journal Le Monde du 28 novembre dernier.

Et cela n'a pas de lien direct, avec mon billet plus haut, la Grand-Place est illuminée grace au sponsoring d'un grand distributeur d'éléctricité, que je ne citerai pas, parce qu'il est tellement présent que cela devient indigeste. Le Bourgmestre de Bruxelles a dû aussi les remercier lourdement au moment de l'inauguration de « Plaisirs d'Hiver ».