Vert désir

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mardi 22 juin 2010

Un baromètre qui tire la tête !





L’Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU) a sorti son premier baromètre de la qualité des espaces publics sur l’état des lieux dans les différents quartiers de la Ville récemment. Ce baromètre se concentrait sur le quartier du Palais royal et ses alentours.

En effet, l’ARAU s’est penché sur l’état des espaces publics de la place Royale, de la place des Palais, de la place du Trône, du Mont des Arts et du Coudenberg. Et les conclusions montrent un manque d’entretien de la part de la Ville. Un certain nombre de problèmes est relevé tel que des réverbères endommagés, des trottoirs non entretenus, des marches cassées, des tags sur les murs, etc.

Je me suis penchée sur la question suite à ces constats plus qu’alarmant. Nous avons le devoir d’offrir à chaque citoyen une ville à sa mesure : sûre et respectueuse de l’environnement. Il va sans dire que ce quartier hautement touristique a tout intérêt à être agréable à visiter !

Nous proposons dans ce but d’aménager des trottoirs praticables par tous (espaces décents et accessibilité pour la mobilité réduite), de fournir un éclairage correct mais aussi d’assurer la sécurité.

Le travail effectué par l’ARAU pourrait être repris par la commune, me semble-t-il. Ce monitoring, révélateur à bien des égards, devrait également être réalisé dans l’ensemble des quartiers de la Ville.

L’Echevin des Travaux publics, que j’ai interrogé à ce sujet au cours du Conseil communal du 21 juin, estime que « la plupart des dégradations lui sont connues puisque les agents de prévention de sécurité de l’asbl Bravvo tout comme les stewards d’Atrium lui transmettent systématiquement leurs constats ». Si cela est exact alors le délai d’attente entre le repérage et les réparations est régulièrement trop long.

Je me demande, dès lors, pourquoi laisse-t-on traîner les choses ? Je constate qu’au lieu d’entretenir notre Ville, on la répare généralement. Néanmoins, cela transmet une image peu positive d’une citée dégradée.

L’Echevin annonce ,par ailleurs, que suite à la reprise par Vivaqua de la gestion des égouts, le service pavage de la Ville sera renforcé. Chez Ecolo, nous espérons aussi voir le service d’entretien se renforcer de manière à ne plus se plaindre des coûts engendrés par les réparations. Notre volonté est de vous offrir une ville durable et solidaire !

lundi 14 juin 2010

Merci pour votre vote en faveur d'Ecolo!




Ce 13 juin, nous sommes allés voter pour les élections fédérales.

Malgré une campagne très courte, la mobilisation fut importante. Les sujets abordés ne furent pas toujours écologistes. Néanmoins, je tiens à remercier ceux et celles qui sont allés voter. Mais aussi les nombreuses personnes qui nous ont accompagnées pour la distribution des tracts et lors de nos actions.

Nous continuons à nous battre pour les acquis de la Région bruxelloise. L’autonomie ainsi qu’une politique pour et avec les bruxellois sont indéniablement nos priorités aujourd’hui et demain. La Flandre a choisie une orientation pour un autre fédéralisme, qui pourrait aboutir au conféderalisme, nous devons entendre cet appel, c'est cela la démocratie.

La Belgique de demain sera certainement différente ! Mais pourquoi pas meilleure ?

Merci 1815 à tous et à toutes, ce soutien à Ecolo est important. Merci aussi aux militants qui ont tant contribué à cette campagne!!!!

mercredi 2 juin 2010

10ème suppléante sur la liste Chambre BHV




Parce que je crois dans nos projets pour l’emploi, la protection de l’environnement et la solidarité, je présente ma candidature à la Chambre, en tant que soutien, pour les élections fédérales.

Vu le contexte que la Belgique vit aujourd’hui, il est évident, à mes yeux, que notre pays sera différent demain. Cependant, je me demande pourquoi ne pas travailler ensemble pour une Belgique différente et meilleure?

Autonomie et responsabilité ne doivent pas nous faire peur à Bruxelles. Mon parcours ainsi que mes origines colombiennes m’ont incité à me positionner à Bruxelles dans ses diverses dimensions. Un dialogue ouvert et ferme sur notre futur doit, comme partout en Europe, reconnaître les droits des minorités !

Bien sûr, la crise financière et ses conséquences sur l’économie sont autant de facteurs négatifs vécus actuellement. Mais nous pouvons trouver des solutions. Il est, dès lors, impératif de répondre à des besoins tels que le logement, l’alimentation, l’énergie, la santé… sans gaspiller les ressources des générations futures.

Rien n’est immuable. Ces élections fédérales peu désirées par beaucoup de citoyens, représente une opportunité parmi tant d’autres de changer Bruxelles. Je vous propose de s’engager à faire bouger notre ville pour et avec ses habitants !

Je tiens également à rassurer tout un chacun. Je continuerai à travailler, comme précédemment et suite à votre choix au cours des élections régionales de 2009, au Parlement bruxellois.

N’hésitez pas à me suivre dans ces élections du changement mais aussi pour toute question et échanges. Je reste à votre disposition.

mardi 4 mai 2010

Une nouvelle dynamique pour plus de logements sociaux


Au cours de la Commission Logement de ce mardi 4 mai, la question du financement octroyé par Beliris aux sociétés de logement social a été débattue.



Beliris est « l’accord de coopération fédéral », cogéré par la Région et le Fédéral, chargé de financer les missions de Bruxelles comme « capitale ». En matière de logement, le souci aujourd’hui est de parvenir à engager les crédits disponibles ! Cela semble fou suite au manque de logement actuel et au besoin urgentissime de rénover ce qui existe déjà sur le marché…

Cela s’explique, mais ne se justifie pas, par différentes raisons : l’absence de critères transparents de sélection des projets éligibles à être financés par l’accord de coopération, la difficulté de reloger les locataires le temps des opérations de rénovation, les difficultés administratives liées à l’obtention du permis d’urbanisme et les passations des marchés publics et le manque de capacité « logistique » de l’administration fédérale chargée de Beliris.

La volonté est dès lors d’améliorer le fonctionnement des SISP (Sociétés Immobilières de Service Public) de manière à ce qu’elles parviennent à introduire des projets, à surmonter les difficultés administratives, à se pouvoir d’outils adaptés,… Effectivement, le taux d’utilisation des moyens varie de 0% pour 33 SISP à 100% pour 6 autres.

Aujourd’hui, la Région a obtenu le financement de 3 grands projets : le Rempart des Moines, le Square des Archiducs et un projet à St-Josse. Ceux-ci seront financés à 100% par Beliris et seront réalisables sur une période de 3 ans.

Les critères du moment sont, de fait, de choisir de grands projets permettant d’engager l’ensemble des crédits tout en offrant un grand nombre de logements in fine et ce sur un laps de temps réduit.

Ensuite, la priorité ira à une meilleure préparation des projets de la part des SISP. La SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale) accompagnera dans ce but l’introduction des dossiers par les sociétés de logement.

Je me réjouis de voir la mise en place d’une nouvelle dynamique via de nouvelles propositions de gestion de Beliris dans le chef du Secrétaire d’Etat de la Région de Bruxelles-Capitale en charge du Logement !

mardi 23 mars 2010

Bouger, oui… Mais bien bouger !


Ce mercredi 10 mars, j’ai interpellé le Ministre Picqué au sujet du Plan Urbain Loi au cours de la Commission Aménagement du Territoire du Parlement régional. Ce plan fait partie d’un des 12 projets du schéma directeur du quartier Européen. Il a pour objectif de redéployer le quartier de la rue de la Loi ainsi que de densifier l’offre de bureaux. Néanmoins, des questions se posent quant à l’articulation de ce périmètre plus restreint dans le Quartier Européen.



Le projet prévoit 390.000 m² de bureaux supplémentaires pour un total de 880.000 m². Le supplément accordé à la Commission s’élèvera à 230.000 m² pour un total de 400.000. Cependant, il était prévu que 30 % des bureaux que la Commission quitteraient et seraient réaffectés en logements. Je m’interroge sur les mécanismes réglementaires qui seront mis en place pour y parvenir…

Le Ministre-Président m’explique dès lors que le projet n’a pas encore été approuvé par le gouvernement et ce dans l’attente d’une confirmation officielle de la part de la Commission Européenne. Celle-ci désire concentrer ses bureaux rue de la Loi.

Un PPAS couvre le périmètre Schuman-Arts Loi. Il est indispensable d’associer dans ce périmètre tous les propriétaires via une réglementation bien établie et de regrouper les parcelles. Par ailleurs, en ce qui concerne le périmètre restant dans le Schéma directeur, un PPAS cadre doit être mis en place. Néanmoins, je regrette l’absence de tout avancement en ce qui concerne ce PPAS cadre et ce depuis le mois de décembre. Ma plus grande crainte serait de ne jamais en voir la réalisation. Cela impliquerait un grave déficit en termes de compensation.

Par contre, en ce qui concerne l’enseignement, l’école européenne sera reprise dans le schéma directeur et l’école de Laeken sera opérationnelle en 2012, voire début 2013. Les crèches seront probablement financées par les charges d’urbanisme.

Le projet, dans ses grandes lignes, désire identifier les bâtiments obsolètes (à démolir et à reconstruire) ainsi que les bâtiments patrimoniaux à conserver. Il se fonde sur le principe d’îlots ouverts qui, selon le Ministre-Président, permettrait de recréer une vie, d’accueillir une plus forte densité et de faire rentrer de la lumière. De plus, il propose un cadre global pour atteindre un objectif de 0% de carbone. Je me demande dans ce cas-ci si ce bilan carbone tient compte de l’ensemble du processus, démolitions et reconstructions inclues ? Sur cet aspect, silence…

Comme pour le PPAS cadre, l’état d’avancement en ce qui concerne les mécanismes légaux et financiers permettant de partager les plus values de la réalisation du projet stagne ! Le Ministre-Président fait état d’une demande auprès d’un cabinet d’avocat pour proposer un mécanisme. L’idée serait de subordonner la délivrance de tout permis. Les charges d’urbanismes seraient dès lors un mécanisme supplémentaire. Cependant, pour réaliser cette récupération de la plus value, cela nécessite un mécanisme concret. Le bureau d’avocat avait déjà été contacté en décembre… Il est grand temps de bétonner les garanties autour de ce projet !

Quand on n’est pas dans un état de stand-by, il est beaucoup trop tôt… Je m’inquiète de l’effet des ombres portées des futures trois tours de Portzamparc sur les quartiers habités de Saint-Josse et Bruxelles-Ville. On pourrait assister à la destruction de l’habitabilité de certains quartiers. Le Ministre-Président estime qu’il s’agit effectivement d’une discussion à avoir mais par après.

L’étude du budget relatif à la mobilité (projets Trias routier et Trias transport public) a été donnée à Beliris. Cependant, ces projets mobilité me semblent très traditionnels. Ils sont axés essentiellement sur le routier et sur de grandes infrastructures.

Le Ministre-Président clame haut et fort sa volonté d’avancer conjointement sur le Plan Urbain Loi et sur un PPAS cadre. C’est aussi mon désir. Qu’à cela ne tienne, qu’est-ce qu’on attend ?

mercredi 24 février 2010

Un budget géant mais aux pieds d’argile !


Ce lundi 22 février, le Conseil communal de la ville de Bruxelles s’est penché sur le budget 2010. Il s’agit d’un sujet plutôt épineux. En effet, celui-ci s’élève tout de même à 646 millions d’euros de recettes et 641 millions d’euros de dépenses à Bruxelles-Ville. Les recettes sont en forte diminution. Toutefois, celles-ci sont atténuées par des recettes telles qu’un dividende exceptionnel de Sibelgaz.

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J’aimerais faire une première remarque sur la méthode. Ce budget, qui représente un tiers du budget de la Région bruxelloise, est discuté et adopté par le Conseil Communal en à peine 5 heures. C’est pour cela que je demande à la majorité de modifier la méthode. Il faudrait donner le temps aux échevins de présenter leurs projets et aux conseillers de les interroger. µil est indispensable de vraiment examiner les différentes rubriques.

J’espérais trouver une meilleure utilisation de l’énergie dans ce budget et ce pour des raisons d’équité sociale, d’épuisement des ressources naturelles ou de changement climatique. En effet, le conseil avait voté une motion visant la réduction des émissions à effet de serre. Il s’agit de l’Union pour le Climat. Une comptabilité énergétique doit mesurer la consommation d’énergie (électricité, gaz, mazout,…) et dresser l’état d’avancement des mesures de réduction énergétique. Cependant, cet outil n’a pas été mis à la disposition du Conseil dans le budget.

Dans ce même but, le Collège a néanmoins décidé d’effectuer des investissements en mettant en place des outils pour les adits énergétiques, en remplaçant des chaudières, en identifiant les bâtiments énergivores ou encore en engageant 2 personnes supplémentaires pour s’occuper de ces questions.

A première vue, ce budget paraît encourageant puisqu’on nous annonce une baisse des coûts au niveau des dépenses en électricité ou en chauffage. Après analyse, cette baisse me semble tout à fait fictive. Les départements de l’Echevine Hariche et de l’Echevin Mampaka auraient réalisés une économie de 1.280.000 euros sur les 1.300.000 annoncés par le Collège dans le budget. Je suis cependant fort sceptique quant à la réalité de ces chiffres. D’autant plus que lorsque je compare les comptes de la Ville de 2008 et les chiffres annoncés pour 2009 et 2010,j’observe une nette augmentation. On est bien loin des budgets annoncés !

D’autres écueils dans ce budget me préoccupent. Je remarque l’abandon ou le report d’investissements dans des projets prioritaires dans le centre. On a déjà assisté au report des travaux prévus depuis 2006 sur les boulevards du Centre. Or il s’agit d’un axe réellement structurant pour l’image de Bruxelles. D’autres travaux, qui n’étaient pas inutiles, sont maintenant reportés. J’épinglerai entre autre le rue de Namur, la place des Martyrs, la rue Neuve, la place du Sablon. D’autres travaux disparaissent du budget tels que la place Van Gehuchten, le parc Meudon ou la rue au Pré aux Oies. Je regrette sincèrement que la rénovation, l’embellissement et la convivialité des espaces structurants du Centre-ville ne soient pas une priorité de la majorité actuelle…

lundi 1 février 2010

Agrocarburants en Colombie. Au profit de qui ?


Jeudi 28 janvier, nous avons organisé au Parlement bruxellois, une réunion d’information sur l’expansion des cultures pour la production d’agrocarburants en Colombie. Nous avons discuté avec divers interlocuteurs, tels que la Coordination Belge pour la Colombie, le Grupo Semilla, Oxfam, le CNCD, de ces palmiers à huile et de ces cannes à sucre qui posent problème. En effet, des questions se posent quant aux impacts de ces cultures « dites vertes » sur l’environnement, les droits humains et la souveraineté alimentaire.



Ces agrocarburants ont été pensés comme une alternative au pétrole. Cependant, nous prenons de plus en plus conscience de ses effets néfastes ! Ceux-ci ont largement été constatés par une mission effectuée sur place en juillet 2009. Ce groupe, composé d’une quarantaine de personnes issues de divers pays européens, a voyagé dans une Colombie ravagée par un conflit et au prise d’une crise humanitaire.

Le déplacement de 2 à 3 millions de Colombiens est l’une des expressions les plus dramatiques du conflit. Il n’existe aucune disposition afin de rendre ces terres mobilisées par les paramilitaires. Par ailleurs, on peut constater un des plus haut taux de concentration de terre en Amérique Latine. Les grandes terres sont aux mains des industries d’agrocarburants ! Celles-ci sont subventionnées par le gouvernement avec pour excuse la création d’emploi. Néanmoins, des lois apparaissent visant la flexibilisation du travail. On sous-traite l’emploi à travers des collectifs, appelés coopératives. Ce système de contractualisation, via un intermédiaire de travail, ne prévoit pas d’organisation syndicale ou de négociation sociale. Le travailleur reçoit la moitié du salaire perçu par celui qui est employé directement. Or ils sont 90% à être engagés via les coopératives… La réponse du gouvernement ne fait pas un pli : adaptation aux traités de libre-échange.

Stéphane Compère, du CNCD, nous a décrit les impacts observés suite à ces monocultures qui nécessitent à la base un grand investissement. D’un point de vue environnemental, toute une série d’effets sont à déplorer : déforestation, problème de biodiversité, pollution, érosion des sols,… Les communautés indigènes luttent pour récupérer leurs terres. Mais les avancées judiciaires sont quasi nulles. Leur souveraineté alimentaire est de plus en plus menacée. Tandis que les migrations ainsi que les conditions de travail vécues affectent la cellule familiale. Effectivement, des mesures législatives sont mises en place, dont des crédits par exemple, de manière à aider la production d’agrocarburants.

Le gouvernement colombien promeut l’utilisation des champs dans une vision internationale du travail en Colombie, comme nous l’expliquait Paula Alvarez del Grupo Semilla. Des normes sont mises en place pour y parvenir. On retrouve notamment des subventions, comme évoqué précédemment, mais aussi l’obligation pour la population d’utiliser un mélange d’éthanol et d’essence. Cet éthanol occupe actuellement 220 000 hectares de terres. Le phénomène de concentration des cultures est lié à un problème de propriété. Il n’est pas négligeable de rappeler que 5 millions d’hectares de terres ont été expropriées pour en faire des cultures d’agrocarburants. Celles-ci ont un lien direct avec les conflits colombiens essentiellement basés sur des soucis au sujet de la notion de propriété.

On peut, dès lors, se demander qui s’approprie de manière violente ces terres extrêmement fertiles ? Selon le gouvernement colombien, 18 millions d’hectares sont disponibles pour les agrocarburants et cela n’affectera en aucun cas les cultures alimentaires. Mais nous ne pouvons pas ignorer la structure monopolistique colombienne. 3/5 des marques d’éthanol sont détenues par la même famille. Des subventions pour la culture alimentaire lui ont été octroyées.

Les cultures alimentaires sont abandonnées pour des agrocarburants. En 2009, plus de 9 millions d’aliments ont été importés. Troublant pour un pays qui se plaçait comme exportateur alimentaire de premier ordre ! Aujourd’hui, 41% des Colombiens sont dans une insécurité alimentaire.

Et si tout cela servait à une planète plus verte ? Tout le paradoxe se trouve ici : ce n’est pas le cas ! Les agrocarburants demandent une forte consommation d’énergies afin d’être cultivés. Les machines, fertilisants, insecticides et autres sont alimentés avec du pétrole. L’énergie verte est de ce fait produite sur la déforestation… Il est temps de réviser très longuement les normes prises en Europe.

D’un point de vue législatif

Un des moyens d’amener le gouvernement colombien à mettre en application les traités internationaux qu’il a signé est, par exemple, de refuser la ratification de l’accord de protection réciproque des investissements tant que des mécanismes de mise en œuvre et de contrôle des normes sociales et environnementales n’y seront pas effectivement prévus. Cet accord a été signé par la Colombie et la Belgique en février 2009 dans le cadre de l’Union économique Belgo-Luxembourgeoise (mais non encore ratifié par les parlements nationaux et fédéraux). Celui-ci, tout comme le traité de libre échange en discussion entre l’UE et la Colombie, omet les clauses usuelles relatives au respect des droits humains et du travail. Aucune étude préalable n’a été menée pour permettre aux parties d’évaluer les impacts possibles dérivant de tels accords.

mardi 8 décembre 2009

Une piste d’athlétisme et un terrain de football rénovés pour de près de 3 millions d’euros ! Il faut une vision d’ensemble sur les travaux, la gestion et le futur du stade Roi Baudouin



Lors de la séance du Conseil Communal de ce 7 décembre 2009 le Collège proposait une nouvelle dépense pour la réfection de la piste d'athlétisme du stade du Heysel. Or déjà en octobre 2008, le conseil communal de la Ville de Bruxelles approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 eur pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Un an plus tard, 677.000 euros s’y sont ajoutés pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes internationales.. Vu les projets qui entourent l’avenir du stade, Ecolo s’interroge sur l’utilité de cette dépense et demande une vision d’ensemble sur les travaux et la gestion du stade Roi Baudouin.
Le 6 octobre 2008 le conseil communal de la Ville approuvait une dépense pour un montant de 2.150. 207,35 euros pour la rénovation de la piste d’athlétisme et le terrain de football du stade roi Baudouin. Ce lundi 7 décembre, un coût supplémentaire de l’ordre de 677.068 euros doit être approuvé pour la mise en conformité de la piste d’athlétisme aux normes de l’IAAF (l’association mondiale d’athlétisme).
Si Ecolo Bruxelles soutient la tenue d’événements sportifs internationaux majeurs au stade Roi Baudouin (Mémorial Van Damme notamment), je m’interroge sur la nécessité d’une telle dépense alors que l’avenir même du stade est incertain (projets de nouveaux sites).
Ecolo demande donc à la Ville la vision d’ensemble sur les travaux mais aussi la transparence totale sur la gestion et le devenir du stade Roi Baudouin. Pour moi, il serait enfin utile d’avoir un aperçu complet de l’utilisation du stade et son coût annuel pour les bruxellois en ces temps d’incertitudes budgétaires.

samedi 28 novembre 2009

PLAISIRS D’HIVER…MAIS PAS TOUJOURS POUR LES RIVERAINS

Une de mes questions lors du Conseil Communal du 23 novembre portait sur un sujet sur lequel j’ai déjà eu l’occasion d’aborder, la réduction des désagréments provoqués par « Plaisirs d’Hiver » pour les habitants du Centre et pour la circulation des transports publics. La réponse fut positive : des précisions m’ont été données sur la zone de stationnement réservée aux riverains et sur la campagne de communication sensée inciter les visiteurs à utiliser davantage les transports publics pour se rendre à « Plaisirs d’Hiver ». Pour autant, à retenir peu de réponses concrètes dans les mesures de dissuasion pour les gens venant dans le centre-ville en voiture. Le Collège retient toutefois une idée que j’ai défendue, au nom du groupe Ecolo ; à savoir l’idée d’un « ticket conjoint » parking et métro à la station Arts-Loi. Cela éviterait à des nombreux visiteurs de rentrer dans le centre en voiture, et partant de là limiterait les nuisances. Malheureusement cette mesure ne pourrait rentrer en vigueur que l’année prochaine. Pour l’amélioration de la circulation des bus pas d’action réelle en vue non plus. Pourtant cela coûte cher à la Stib et fait perdre leur temps aux usagers. Enfin des instructions auraient été données, dès cette année cette fois, à la Police pour lutter contre le stationnement sauvage qui met en danger les piétons et cyclistes. « Plaisirs d’Hiver » doit être la fête pour tous…
J’ai également interrogé l’Echevine en charge du site internet de la Ville, Karine Lalieux. Ma question a porté sur l’information des habitants via ce site en ce qui concerne les débats du Conseil Communal : les échevins rendent compte de leur travail en répondant aux questions des conseillers communaux. Dans d’autres villes ou au Parlement fédéral et au Parlement régional, on dispose très facilement de ces informations. Toutefois la réponse de l’Echevine a été positive : elle nous a annoncé que très bientôt des informations sur les conseillers communaux (adresse e-mail par exemple) se retrouveront sur le site. Ce sera également le cas pour le compte-rendu des débats (avec l’ensemble des questions et des réponses). Je me suis permise tout de même de suggérer que les délais pour obtenir les comptes-rendus des débats, soient limités à 8 ou 15 jours pour garder l’intérêt de l’actualité politique, mais là-dessus le Collège n’a pas pris de réel engagement. D’autre points ont évidement été abordés. La place me manque pour les détailler ici. A cette fin l’ordre du jour du Conseil Communal peut être consulté sur le site de la Ville.
Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition Le groupe Ecolo du Conseil Communal est composé de Zoubida Jellab, Catherine Lemaître et moi-même. Nous sommes à votre disposition

vendredi 25 septembre 2009

Bruxelles ma priorité


Il y a 20 ans, le 18 juin 1989 j'ai été élue pour la première fois. Militante Ecolo depuis 1982, la question de l'émergence d'une véritable politique urbaine a été une des motivations les plus imposantes pour m'engager en politique à ce moment-là.
Depuis j'ai eu l'occasion d'être élue au niveau fédéral. Avoir une vue d'ensemble de la Belgique et pouvoir m'occuper des compétences telles que la politique d'immigration ou la justice est une expérience personnelle et politique très riche. C'est là que l'on mesure la complexité de la société belge et l'ingéniosité du système politique pour faire marcher le pays. Mais aussi où l'on mesure l'ampleur des évolutions divergentes de la société du nord et du sud. Ayant fait un incursion, qui a sans doute le plus changé ma vision politique, comme représentante belge et Ecolo à la Convention européenne, je peux dire que j'ai quelque part fait le tour de la question et je suis infiniment consciente de la chance que cela représente pour quelqu'un qui a immigré de son pays d'origine.
Chaque niveau de pouvoir a sa raison d'être et comme je suis à la fois une généraliste et une passionnée, j'ai la chance d'avoir beaucoup appréciée chacune des étapes de mon engagement politique. Celui-ci fait d'ailleurs partie de ma vie quotidienne.
Aujourd'hui en parfaite intelligence avec J ean-Michel Javaux et Isabelle Durant, je quitte le Sénat et la Communauté française pour siéger au Parlement Régional Bruxellois.
Il s'agit pour Ecolo et pour moi de donner priorité aux compétences liées à la ville: urbanisme, logement, mobilité, environnement et de poursuivre le redressement d'Ecolo Bruxelles-Ville depuis le désastre de 2006. Avec les militants et les autres mandataires locaux, nous avons commencé ce travail et aux élections de 2009 nous voyons qu'il commence à porter ses fruits et qu'Ecolo redevient 3ème parti à la Ville. C'est encourageant et nos efforts vont se poursuivre dans ce sens.
La Région et la Commune seront ainsi mes deux lieux d'investissement prioritaires.

mardi 14 juillet 2009

Bruxelles sur la voie de "l’Alliance Emploi Environnement"


Les négociateurs de l’Olivier ont accouché dimanche soir d’un accord politique. Ce document est disponible sur le site d’ECOLO. L’accord a ceci d’intéressant qu’il lie les trois mêmes formations politiques (ECOLO, PS et CDH) aux niveaux wallon, bruxellois et communautaire (Communauté française). Pour la Communauté française cela évite (une fois encore) la catastrophe budgétaire. Pour Bruxelles c’est l’opportunité de se doter de politiques plus adaptées, par exemple au niveau de l’enseignement. Suite à un engagement de l’Olivier sur la réduction du nombre de ministres il est très probable qu’ECOLO soit représenté à la Communauté française par un ministre wallon et un ministre bruxellois. Cela constituerait encore un gage de cohérence et de bonne adaptation des politiques aux différentes réalités régionales. Ceci tout en préservant la dimension communautaire importante.
L’accord bruxellois présente des aspects vraiment innovants. Par exemple ce lien fort « Alliance Emploi Environnement » qui parie sur l’environnement et le développement durable pour soutenir l’emploi. Le secteur de la construction et de la rénovation devrait particulièrement profiter de cette politique, avec entre autres la volonté forte de développer des filières de formation adéquates. Pour ce qui est de la performance énergétique des bâtiments le souhait de poursuivre et d’approfondir ce qui a été entamé durant la dernière législature est assez évident mais ceci de manière beaucoup plus ambitieuse. Chapeau !
Beaucoup de questions par contre en matière de mobilité et de projet urbain.
Le PDI est confirmé, et le PRAS serait modifié avant l’adoption du prochain Plan régional de développement durable (ancien PRD). La « révolution copernicienne » de l’environnement risque d'être moins perceptible.
Ensuite les risques pourraient exister de voir dépérir les noyaux commerciaux centraux si des actions politiques fortes ne sont pas menées. On les attend vivement. Par ailleurs la question des hôtels est peu abordée, dans un contexte où pourtant les demandes de permis se multiplient et que le secteur accuse la crise. Il faudra là aussi préciser ce qu’il en est.
La question de l’aménagement de l’espace public est aussi lacunaire. La hiérarchie et la priorité donnée à la marche, au vélo et aux transports de surface devront faire l’objet de plus amples précisions. A ce propos, la STIB doit entendre (et cela se retrouve bien dans l’accord) que le réseau qu’elle propose aux Bruxellois ne les satisfait pas. Multiplier les correspondances et accroître les temps de parcours ne constituent pas des solutions.
La place du vélo fait débat, il me semble important de lui consacrer une priorité, chaque aménagement nouveau devant proposer une place réelle dans les rues et avenues, protégée de préférence.
Demain auront lieu les assemblées générales d’ECOLO. Elles marqueront l’accord à la participation aux nouvelles majorités régionales et communautaires. Ces majorités seront véritablement les premières en Belgique à prendre en compte et à s’attaquer aux défis climatiques et environnementaux ! Enfin, c’est ce que les engagements de l’Olivier m’inspirent. Et vous ?

mercredi 10 juin 2009

«Progression importante d’Ecolo à Bruxelles»




Ambiance des grands soirs ce dimanche à la Tentation, lieu de rassemblement d’Ecolo après les élections. Tous les amis y sont passés, ceux qui avaient soutenu la campagne, ceux qui avaient envie de connaître les résultats en direct pour partager l'instant et ainsi laisser derrière les années «noires» de 2003 et 2004.
Enfin la présence d’Ecolo sur l’échiquier politique se confirme à 18,7%.

Personnellement j’ai savouré cette élection. La dernière à laquelle j’avais pris part, en 2006, m’avait laissé un goût de trop peu en particulier sur la Ville de Bruxelles où le résultat d’Ecolo était bien en dessous de la moyenne. Sur le canton de Bruxelles, Ecolo passe de 6.9 à 15.1% devenant le troisième parti devant le CDH (13.1% pour 9.5 en 2004).
Le PS accuse une forte perte et passe de 30 à 26.4% et le MR perd également des points en passant de 24% à 21.1%.
Il s’agit là d’un résultat très encourageant pour notre équipe locale.

Le résultat en termes de voix de préférence est aussi parlant. Les échevins PS et CDH ont multiplié les inaugurations et les évènements avant les élections (logements, maison de l’emploi, centre Tic et j’en passe). Ils ont placardé la Ville d’affiches, parfois au détriment de l’espace public et cependant le résultat n’est pas celui attendu. Seul l’échevin Mampaka, député sortant ayant reçu un mauvais bulletin de la presse pour son manque de travail au Parlement Régional, se retrouve dans les 27 premiers classés.

L’équipe Ecolo de la Ville fait des scores très positifs: Arnaud Pinxteren est élu avec 2050 voix, Zoubida Jellab réalise 1160, Djibril Touré 975 et moi-même 4685 ce qui me place dans les 27 meilleurs résultats de la Région. C’est réellement un encouragement! (http://elections.lesoir.be/elections-2009/static/673-p.html)

Les discussions pour la mise en en place d’une coalition se poursuivront dans les semaines à venir. L’enjeu pour Ecolo est grand, il faut suivre le message de l’électeur qui c’est exprimé en faveur d’une meilleure gouvernance et d’une réponse par la solidarité, à la crise sociale, économique et environnementale via la mise en œuvre d’un « green deal » (programme d’investissement et d’économie tournés vers les secteurs « verts », voir www.ecolo.be). Ces exigences devront trouver la meilleure traduction au niveau d’une coalition. De toute évidence à Bruxelles, deux partis de l’Olivier ont été renforcés par l’électeur, ECOLO (avec plus de 10%) et le CDH. C’est également un signal.

Au niveau local nous devrons poursuivre notre travail d’opposition «constructive» avec des projets tels que la mise en Zone 30 du Pentagone, un programme de circulation vélo, un urbanisme participatif et créateur de ville durable, une politique des espaces verts «écologiques», une réelle politique d’emploi et une école de qualité pour tous, c’est une question majeure de la solidarité .
Tel est notre engagement pour le futur.

mercredi 3 juin 2009

Dernière ligne droite avant le 7 juin



La fin de la campagne est bien différente de son début.
En effet, les sondages affolent les partis traditionnels qui semblent avoir trouvé un «filon» et ne cessent plus la désinformation à propos du programme d'Ecolo.

Malgré les idées qui circulent, les coalitions en place avec participation d'Ecolo (législature «arc-en-ciel» et législature régionale «olivier» ) ont réduit l'impôt et les «écotaxes» n'ont en réalité jamais été appliquées. Ecolo a appris une leçon.

Les propositions que nous faisons ont toujours un double objectif; Rendre les comportements «verts» plus accessibles et lutter contre la fracture sociale. Pour les 3 partis traditionnels l'évocation même des moyens de l'action publique est devenu «tabou» . Les plus forts sont les gens du CDH qui comptent: instaurer «la gratuité des transports publics», effectuer des investissement «massifs» dans la formation, dans l'enseignement, ainsi que dans le logement.... tout en supprimant nombre de recettes à la Région.

Une forte aspiration au changement habite actuellement nos concitoyens et une prise de conscience importante concernant le réchauffement climatique est également perceptible. Un des enjeux à l'issue de l'élection pourrait bien être la Présidence de la Région! Quelle meilleure garantie de pouvoir amener Bruxelles à devenir une Ville Région + verte et + juste, que celle d'avoir à sa tête Ecolo!? On connaît les qualités de Picqué qui en occupe la tête depuis presque 20 ans, on a aussi pu voir le MR participer à une majorité, sans que cela ait été une expérience très concluante. Les électeurs bruxellois pourront marquer clairement leur préférence dimanche face aux forces en présence.

Nous continuons donc à expliquer, à proposer le programme d'Ecolo, partout où l'occasion se présente. Et samedi prochain on peut se retrouver ensemble place Sainte-Catherine de 15h à 17h pour en discuter ou alors dimanche à partir de 20h à la Tentation ( rue de Laeken) pour ce qui s'annonce d'ores et déjà comme une belle fête.

mercredi 27 mai 2009

En 2009 pour 2019




Les débats électoraux ont changé de ton. Je n’ai pas l’occasion d’en voir beaucoup en direct, campagne oblige, mais j’ai été très frappée par les « ambiances » très différentes entre le huis-clos télévisuel opposant Jean-Michel Javaux à Di Rupo et celui opposant Milquet à Reynders.
Ce dernier ne portait pas la charge de tension du premier et cela malgré le manque d’entente supposé de ces deux présidents.

La tension était extrême dans le premier débat et les attaques de Di Rupo ont parfois été inouïes. Il a reproché, à Jean-Michel, des dérogations internes aux statuts d’Ecolo en faisant la comparaison avec les « problèmes » du PS. Hallucinant ! Le Président du PS ne connaît manifestement pas nos statuts (et on ne lui en voudra pas) dans lesquels les dérogations à certaines règles sont prévues et accordées ou non. Cela n’a rien à voir avec les conflits d’intérêt et le salaire du Ministre Donfut, ni au cumul de fonctions multiples telles que l’on en rencontre chez la grande majorité des élus PS.

Sur la question des taxes aussi on hallucine. Le PS n’est-il pas le parti qui a, à un moment, indiqué qu’il fallait revaloriser la fiscalité comme moyen d’action de la puissance publique? Ecolo propose, avec beaucoup de prudence d’ailleurs, d’orienter certaines dispositions fiscales, en matière immobilière par exemple, pour améliorer l’offre de logements, protéger les propriétaires et surtout garantir aux locataires un droit à un logement décent!

A Bruxelles Ecolo se prépare à assumer le leadership d’un « vrai projet de ville durable ».
C’est indispensable si l’on veut faire face aux défis sociaux et au grand défi du changement climatique. Cela représente une obligation de soutien aux secteurs économiques les plus novateurs en matière environnemental et sera donc créateur de richesse et d’emplois. A condition bien sûr de bien « coupler » la formation des travailleurs et futurs travailleurs, avec ces politiques d’investissement.

Nous avons dix ans pour réussir! Les coûts environnementaux, sociaux, économiques et budgétaires seront énormes si nous ne nous y attelons pas dès aujourd’hui.
C’est Le grand défi et Bruxelles doit le réussir!

dimanche 22 mars 2009

Une semaine de réflexion: démocratie, droits humains, avenir de Bruxelles!



En début de semaine j'ai participé, au colloque organisé conjointement par l'UCL et la Universidad Nacional de Colombie sur le thème de la démocratie en Colombie à l'heure de la mondialisation. Beaucoup d'interventions remarquables qui ont mis en évidence les conséquences du conflit armé colombien au niveau des droits humains et de la situation de crise humanitaire que vit ce pays avec 4 millions de personnes « déplacées » dans le pays même.
J'ai revu beaucoup d'amis et eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Gontard, émissaire du gouvernement suisse dans le cadre de prise d'otages. On sent à la fois le connaisseur du pays et de ses autorités. Il est actuellement inculpé de liens avec les Farc, véritable provocation à l'égard de la Suisse et de la communauté internationale qui a soutenu les contacts pris pour amener les Farc à libérer les otages qu'elles détenaient et dont restent encore 22 policiers et militaires.
Mercredi, manif de solidarité avec les sans-papiers à la date anniversaire de l'accord de majorité qui avait suscité l'espoir de voir enfin une circulaire avec les critères pour pouvoir régulariser une série de personnes qui rentreraient dans ces critères. Depuis un an l'office des étrangers poursuit son travail et envoie des ordres de quitter le territoire y compris à des personnes qui rentrent, dans les critères de la future circulaire. Politiques, unifs, représentants des églises, barreaux, simples citoyens, beaucoup se sont inquiétés de cette situation. Lorsqu'on parle de leur situation avec les sans-papiers on voit l'angoisse que crée cette situation, pour des personnes qui vivent en Belgique depuis des années, qui travaillent et ont des enfants scolarisés .
Vendredi et samedi, j'ai participé aux débats sur les conclusions des groupes de travail des États Généraux de Bruxelles, cette mobilisation de milieux universitaires, patronaux, associatifs et syndicaux a eu le mérite de produire des notes de travail, sur des sujets tels la mobilité, le logement, la ville durable, la culture, l'école etc. Des débats ont été organisés, même si la méthodologie de travail n'indiquait pas qu'il faille se référer aux notes ce qui a eu comme conséquence des débats denses mais parfois sans lien avec les propositions avancées par cette plateforme. Il s'agit maintenant d'attendre les conclusions générales qui seront présentées le 25 avril prochain.